La 27e vente annuelle de reproducteurs charolais de la coopérative FEDER s’est tenue jeudi 22 octobre à la ferme du lycée agricole de Durdat-Larequille. Malgré un contexte marqué par la sécheresse et le manque de fourrage, plus de 40 % des reproducteurs présentés ont trouvé preneur.
Un rendez-vous bien ancré dans le territoire
Créée en 1999, la vente FEDER rassemble chaque année des éleveurs de l’Allier, de la Creuse, du Puy-de-Dôme et de Saône-et-Loire.
Organisée sur le site de la Chevantière, elle permet aux acheteurs de comparer plusieurs animaux en un même lieu, issus d’élevages habitués à préparer leurs reproducteurs.
« C’est un rassemblement dynamique et convivial », souligne Christian Simonet, animateur de la section des reproducteurs charolais de FEDER.
Cette année, les taureaux de 18 mois ont été particulièrement mis en avant. Ils répondent aux besoins des élevages pratiquant les vêlages d’automne, qui recherchent des reproducteurs prêts pour les saillies de novembre et décembre.
Le contexte climatique a toutefois pesé sur la fréquentation.
« Avec la sécheresse et le manque de fourrage, certains éleveurs qui n’ont pas besoin d’un taureau immédiatement vont peut-être attendre un peu », constate Christian Simonet. 39 reproducteurs étaient présents, dont 22 veaux et 17 taureaux de 18 mois.
Cela s’est traduit par 16 ventes comme suit : 5 veaux et 11 taureaux de 18 mois. Six sont partis dans l’Allier, sept sur la Creuse et trois sur le Puy-de-Dôme.
Des ventes aussi en ligne
Président de la section reproducteurs FEDER pour l’Auvergne, Guillaume Audinat souligne l’intérêt de diversifier les modalités de commercialisation.
Depuis trois ans, la coopérative organise également des ventes en ligne, après une sélection des animaux en ferme et la réalisation de vidéos.
« Cela permet de toucher un public plus large, réparti sur toute la France, y compris des éleveurs qui ne viendraient pas jusque chez nous », explique-t-il.
Le rassemblement physique conserve néanmoins son intérêt : les acheteurs peuvent observer les animaux et comparer plusieurs profils sans multiplier les visites d’exploitations.
Adhérent de FEDER depuis plus de vingt ans, Richard Bonnet, éleveur en polyculture-élevage à Bourbon-l’Archambault sur 160 hectares, présentait deux taureaux de 18 mois.
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En discussion avec Herbert Gagnière, éleveur à Mazirat au sein d’un GAEC de trois associés comptant 300 mères charolaises, il partage le même attachement à la coopérative.
Tous deux apprécient la sécurité apportée par la structure, ainsi que les relations avec les techniciens.
Une vitrine pédagogique pour le lycée
La vente constitue aussi un temps fort pour l’exploitation du lycée agricole.
Directeur de l’établissement depuis trois ans, Patrick Guichard souligne le travail de préparation des animaux et des bâtiments réalisé par l’équipe de l’exploitation agricole, sous la direction de Nicolas Seguin.
« Nos jeunes participent régulièrement aux travaux pratiques sur l’exploitation, notamment à la préparation des animaux pour les concours et les manifestations », rappelle-t-il.
L’établissement accueille 170 apprenants, de la troisième au bac professionnel, dans les domaines agricole, horticole, paysager et de la vente en jardinerie.
Ancien directeur de 1971 à 1985, Jean-Pierre Bougerolle a rappelé que cette manifestation avait été imaginée avec l’éleveur Élie Rousseau.
La journée a enfin rendu hommage à Daniel Carteron, ancien salarié de l’exploitation du lycée pendant trente ans.
Désormais retraité, il a été salué pour son engagement dans la conduite du troupeau et la formation des jeunes, lors d’un moment marqué par le discours émouvant de son épouse.
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