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Ration des volailles : Moins de soja mais plus d’enzymes et de probiotiques

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Formuler l'aliment des poulets avec pas ou moins de tourteau de soja impose l'usage d'additifs pour maintenir les performances. Crédits : © P. Le Douarin

L’apport de phytases et de probiotiques contribue à contrebalancer les effets du remplacement du soja par d’autres matières protéiques.

« La réduction du coût et de l’empreinte carbone du poulet passe par la baisse des teneurs en protéines et énergie des aliments et par plus d’ingrédients locaux, assure Yueming Dersjant-Li, d’IFF-Danisco. Le challenge est de le faire sans compromettre la croissance. »

 

« La réduction ou la suppression du soja permet de réduire les coûts et l’empreinte carbone de la production et d’aider les éleveurs à respecter les nouvelles ...
« La réduction ou la suppression du soja permet de réduire les coûts et l’empreinte carbone de la production et d’aider les éleveurs à respecter les nouvelles obligations de durabilité », estime Yueming Dersjant-Li, d’IFF-Danisco. © V. Bargain

Les éléments pouvant limiter la substitution du soja par des sources protéiques alternatives sont l’augmentation de la teneur en fibres, une moindre digestibilité des acides aminés et la présence plus forte de facteurs antinutritionnels.

Une « stratégie additifs » payante

« Les phytases et probiotiques peuvent atténuer les effets négatifs de ces changements », complète Yueming Dersjant-Li. En pratique, elle conseille de réduire progressivement le soja, en testant différentes sources de protéines (tourteaux de tournesol et de colza, lupin, pois, féverole), en veillant à la balance électrolytique et en utilisant des additifs à l’efficacité prouvée.

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Ration des volailles : Moins de soja mais plus d’enzymes et de probiotiques
 

Une étude a été conduite sur la production de poulet sans soja dès le premier jour, avec apport d’enzymes (phytase Axtra Phy Gold, xylanase, protéase) et de probiotiques. « Les performances sont très proches avec ou sans soja, indique la chercheuse. Et les émissions de CO2 diminuent de 51 %. »

Dans une seconde étude impliquant plusieurs niveaux d’enzymes, différentes sources de protéine (féverole, lupin) et le remplacement de l’huile de soja par de l’huile de colza, les émissions de CO2 ont baissé de 57 % avec des performances proches et supérieures aux standards des sélectionneurs. « Produire sans soja est donc possible par une bonne combinaison d’additifs pendant toute la vie du poulet. L’empreinte carbone baisse en moyenne de 7 % et le coût alimentaire de 7,5 %. »

 
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