Pourtant, basé sur la croissance économique attendue à 4,4 % en 2022, les achats chinois de produits laitiers devraient progresser de 6,5 % cette année, calcule AHDB. Ce ralentissement constaté des achats s’explique par trois grands facteurs :
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Des stocks importants : la Chine a beaucoup acheté en 2021, notamment des produits secs, afin de constituer des stocks. Elle est donc forcément en retrait cette année puisque les stocks existent déjà. Si les opérateurs piochent dedans, la baisse des importations sera encore plus importante.
Des problèmes logistiques : Si les ports continuent à tourner, même s’ils sont dans des zones confinées, ce n’est pas toujours le cas du transport terrestre, notamment routier. De plus, les porte-conteneurs subissent toujours d’importants retards qui découragent acheteurs et vendeurs.
Facteur spécifique aux poudres de lait infantiles, dont les achats continuent de reculer : la démographie chinoise qui s’effondre avec un nombre de naissance toujours en repli. A cela s’ajoute des consommateurs qui ont repris confiance dans les marques locales et retournent progressivement vers elles, alors que les prix des poudres importées sont bien plus élevés.
Dans ce contexte, plusieurs analystes, notamment ceux de la Rabobank estiment que les achats chinois seront particulièrement mous au second semestre aussi.
Le retrait de la Chine va-t-il faire baisser les prix des produits laitiers ?