Les prix des produits laitiers industriels échangés sur la plateforme d’enchères néo-zélandaise, Global Dairy Trade, ont progressé cette semaine après cinq mois de baisses consécutives. Les fondamentaux du marché mondial des produits laitiers n’en restent pas moins peu favorables.
L’indice moyen des prix des produits laitiers aux enchères sur la plateforme internationale Global Dairy Trade a progressé (+6,3 %) lors de la séance du 6 janvier, ce qui n’était pas arrivé depuis le 5 août dernier. Les neuf séances suivantes avaient toutes été baissières.
Tous les prix ont fini dans le vert. C’est la poudre de lait entier qui a le plus progressé (+7,2 % à 2 921 €/tonne en moyenne). Une hausse liée au retour aux achats du Moyen-Orient qui gomme le retrait chinois, apprend-on des analystes d’Océanie. En novembre dernier, les achats de poudres de lait de l’ensemble Chine et Hong Kong étaient au plus bas depuis 14 ans.
La poudre de lait écrémé a aussi progressé, avec une bonne demande, sur les origines Nouvelle-Zélande comme Union européenne. Le beurre affiche une hausse de 3,8 % avec un peu plus d’achats chinois. Les prix du fromage n’ont pas évolué.
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Des fondamentaux toujours baissiers sur le marché des produits laitiers
Les fondamentaux restent néanmoins plutôt baissiers, alors que les collectes laitières ont progressé dans plusieurs bassins, et que la demande mondiale rester assez molle. La collecte néo-zélandaise a battu un record en novembre. En Europe, la pression se fait déjà sentir sur les prix du lait, néanmoins des marges toujours positives n’incitent pas à la réduction des volumes (en novembre, +7,5 % en Allemagne, +6,3 % en France, +5,3 % e Pologne et +9,8 % en Autriche).
Reste à voir néanmoins l’effet des conditions météo compliquées cette semaine en France, aux Pays-Bas et en Allemagne (neige et tempête). Aux États-Unis, la baisse des prix devrait se conjuguer avec un tassement de la collecte (encore +4,5 % en novembre) mais la demande intérieure est fortement pénalisée par la banalisation des médicaments anti-obésité.