Les bonnes conditions météorologiques, favorables aux cultures dans l’Hexagone, et l’amélioration du temps observée aux Etats-Unis continuent de peser sur les contrats à terme Blé et Maïs sur les marchés à terme états-unien (CBOT) et parisien (Euronext). Sur ce dernier, la hausse de l’euro, dépassant 1,10 dollar, a enfoncé le clou, plombant la compétitivité des productions de l’UE sur le marché international.
Dans ce contexte, les cours du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont tous reculé sur le marché physique français. On notera toutefois que des inquiétudes pointent concernant l’impact du déficit hydrique relevé sur une grande partie de l’Hexagone.
Les menaces russes de non-reconduction de l'accord permettant l'exportation de produits agricoles via la mer Noire (échéance le 18 mai) n'ont pas eu d'impact sur les prix.
Fondamentaux :
- FranceAgriMer a publié ses chiffres de bilans céréaliers à l’occasion de son conseil spécialisé mensuel tenu hier (chiffres ci-dessous). Les exportations de blé 2022-2023 ont été abaissées vers les pays tiers à 10,4 Mt (- 50 000 t). En orge, le débouché chinois sera plus difficile à atteindre pendant le second semestre 2023 avec le retour envisagé de l’origine australienne, pour laquelle les droits de douane chinois pourraient être réduits.
- La Conab (Brésil) prévoit une production de maïs nationale record à 124,9 Mt.
- La bourse de Rosario (Argentine) a corrigé à la baisse son estimation de production nationale de maïs à 32 Mt (35 Mt précédemment).
Marché international :
Chine : 191 000 t de maïs d’origine états-unienne.
Taïwan : 52 850 t de blé états-unien.
Bilans du Conseil spécialisé Grandes Cultures de FranceAgriMer du 13 avril 2023 :
(en million de tonnes)
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