Les hausses de production attendues en Australie (record en blé avec une production estimée proche de 42 Mt, selon des traders et analystes interrogés par l'agence Reuters la semaine dernière) et en Inde (la production de blé pourrait s'élever à 112 Mt, selon le directeur de l'Institut indien de la recherche sur le blé et l'orge), ainsi que le renforcement de l'euro (1,075 US$ ce matin) pèsent sur les cours du blé tendre, dont les contrats à terme sur Euronext (Paris) comme sur le CBOT (Chicago) ont clôturé en retrait.
Ainsi le marché physique français du blé tendre a reproduit ce recul, entraînant avec lui celui de l'orge fourragère.
La sécheresse en Argentine perdure
Les cours du maïs hexagonaux ont également affiché une baisse mais moins marquée qu'en céréales à paille. Aux Etats-Unis, le maïs a toutefois gagné du terrain, soutenu par l'épisode de sécheresse qui fait reculer les rendements en Argentine.
On notera que la bonne tenue de l'euro s'inscrit notamment dans le contexte des déclarations des responsables de la FED (banque centrale des Etats-Unis), qui ont expliqué que les taux pourraient s'élever au-delà de 5 %.
Sur la scène internationale, l’Egypte aurait procédé à l'achat de 120 000 t de blé russe (à environ 332 US$ CAF).
Exportations et importations européennes au 8 janvier 2023 :
(source : Commission européenne)
En t
Cumulé 2022/23
S28 2022/23
Cumulé 2021/22
S28 2021/22
Blé tendre
16 966 782
63 321
16 134 185
345 468
Orge
2 934 183
3 388
4 982 262
112 156
Maïs (export.)
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.