Les cours du blé et du maïs ont reculé ce lundi 5 décembre, à la fois sur Euronext et outre-Atlantique. Le mouvement vaut pour toutes les échéances, avec une accentuation sur les plus rapprochées. Sur les marchés physiques, la tendance est identique en blé tendre, en maïs et en orge fourragère.
Sur le CBOT, les cours des contrats de futures baissaient fortement en blé en raison de ventes techniques et de ventes des fonds d’investissement. La poursuite de la remontée du dollar face à l'euro pesait aussi dans ce sens. Les fondamentaux sur le blé états-unien demeurent neutres voire baissiers en raison de demandes à l’exportation plutôt faibles. Côté maïs, la tendance était similaire pour les mêmes raisons (ventes), en plus de la perte de vitesse des marchés globaux. Toujours concernant cette céréale, la météo sud-américaine retient l’attention des opérateurs en ce moment, avec des conditions qui continuent de favoriser l'origine Brésil, à l’heure actuelle, au détriment de l'origine Argentine. A noter toutefois que l’assouplissement des restrictions sanitaires liées à la Covid-19 en Chine ont freiné la baisse de la consommation. Les nouvelles statistiques des inspections à l’exportation de l’USDA s’élevaient à 334 653 t en blé (au-dessus des attentes des analystes) et à 524 313 t en maïs (conformes aux estimations).
Compétitivité des origines russes et ukrainiennes
En Europe, la persistance de la compétitivité des marchandises en provenance de la mer Noire (notamment Russie) concurrence l’origine Europe en blé. Le recul des cours du pétrole et l’euro qui se dépréciait ce lundi ont également pesé sur la tendance. Il faut cependant retenir que les exportations de blé ukrainien ont reculé en novembre (1,58 Mt) par rapport à octobre (1,98 Mt), selon l’Association professionnelle des grains d’Ukraine (source Reuters).
Du côté de l’Australie, Abares a fortement révisé à la hausse ses projections de production de blé pour le pays pour la campagne 2022-2023, à 36,6 Mt contre 32,3 Mt précédemment (36,35 Mt pour la campagne antérieure). A noter la présence de fortes pluies depuis quelque temps dans l’Est du pays.
Plus généralement, les risques de récession qui s’accentuent en Europe, la baisse des températures et la volatilité des prix de l’énergie continuent d’animer les marchés de matières premières agricoles, tout comme la relative bonne tenue de l’économie états-unienne.
Marchés physiques français du 5 décembre 2022 (base juillet pour les céréales)
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