Les cours du contrat Maïs ont tous nettement reculé d’au moins 18 cts $/t sur toutes les échéances jusqu’à mars 2022, mardi 22 juin à Chicago. Le contrat Blé a aussi perdu du terrain, dans une moindre ampleur. Sur Euronext, les cours des principales échéances du blé et du maïs étaient plutôt stables, orientés cependant à la baisse. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix étaient inchangés en blé tendre, blé dur et orge fourragère alors que celui du maïs cédait 1 €/t. A Chicago, les gestionnaires d’actifs, du 9 au 15 juin, ont réduit leur position nette longue sur le maïs alors que les autres utilisateurs physiques du marché ont abaissé leur position nette courte sur ce même maïs.
Dégradation des conditions de culture du maïs états-unien
La principale information, ce mardi, est venue du rapport hebdomadaire de l’USDA sur l’état des cultures aux Etats-Unis : 65 % du maïs ensemencé est considéré comme "bon à excellent" au 20 juin (-3 % par rapport à la semaine précédente, 69 % en moyenne quinquennale). L’état du maïs s’est particulièrement dégradé dans l’Iowa et dans le Minnesota ; en blé, 49 % des semis d'hiver sont considérés comme "bons à excellents" (+1 % versus la semaine précédente, 48 % par rapport aux attentes des analystes, 51 % en moyenne quinquennale). Le stade "épiaison" est globalement en progrès. Côté moisson, la récolte de blé d'hiver est achevée à 17 % (+13 %) mais en retard par rapport à l'année dernière à la même date. En blé de printemps, les conditions "bonnes à excellentes" s’affichent en repli de -10 points à 27 % en semaine 24, au-dessus des attentes (35 %) mais au-dessous de la moyenne quinquennale (67 %). On note en particulier une nette dégradation sur le Minnesota (-20 points).
Sur le front de la météo, des précipitations importantes sont attendues d’ici le 30 juin aux Etats-Unis (jusqu’à 150 mm sur l’Illinois et 100 mm sur l’Iowa), notamment sur le Midwest mais la partie nord du pays devrait connaître encore un temps sec. Sur le bassin de la mer Noire, de petites pluies sont prévues mais la zone devrait subir surtout une nette remontée des températures (+8 °C par rapport aux normales de saison).
En maïs, une enquête de Reuters auprès de dix analystes montre que le Brésil pourrait récolter à peine 94 Mt, soit 8,5 % de moins que l’an passé en raison de la sécheresse qui sévit dans le pays. Selon Daniely Santos, analyste chez Celeres, les exportations de maïs du pays pourraient se limiter à 22,5 Mt au lieu des 32 Mt prévues auparavant. Ce qui ouvrirait la porte à des importations, estime l’analyste citée par Reuters.
Côté commerce international, il se confirme que la Russie pourrait être de retour sur la scène des exportations en direction de l’Algérie pour la campagne 2021/2022. Après l’expédition récente de 28 000 t à destination de ce pays, Edouard Zernin, le patron des exportateurs russes, a déclaré à Reuters que les volumes russes vers l’Algérie pourraient atteindre 1 Mt.
Marchés physiques français du 22 juin 2021 (base juillet pour les céréales)
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