Les cours du contrat sur le blé ont légèrement progressé, mercredi 16 juin, à Chicago sur l’échéance en cours. Il a cédé un tout petit peu de terrain sur l’échéance suivante. Même phénomène en maïs avec des variations un tout petit peu plus importantes. Sur Euronext, c’est aussi une toute petite hausse qui s’est affichée en blé comme en maïs, sur les échéances rapprochées comme les plus éloignées. Sur les marchés physiques hexagonaux, le +1 €/t était de mise pour le blé tendre, l’orge fourragère et le maïs. La cotation de la tonne de blé dur était inchangée.
Les opérateurs des marchés attendent toujours des pluies sur les grandes plaines de la Corn belt et du Midwest pour les huit à quatorze jours à venir et ont pris connaissance des ventes à l’exportation hebdomadaires publiées par l’USDA pour les produits agricoles : les volumes de maïs expédiés seraient inférieurs à 900 000 t et ceux de de blé entre 200 000 t et 500 000 t.
Le spectre de la canicule fait son apparition en France
En France, une alerte « très vigilant » (orange) est en vigueur sur tout le sud-ouest de la France (des Deux-Sèvres à l’Ariège) pour des effets de canicule et d’orage/inondation (forts cumuls attendus, 50 à 80 mm en trois heures dans certaines zones). Météo France signale aussi « un épisode caniculaire précoce mais non exceptionnel » sur le département du Rhône, avec des minimales de l'ordre de 20°C à 23°C et des maximales de 32°C à 35°C.
Dans son rapport hebdomadaire de positions des traders d’Euronext, au vendredi 11 juin et par rapport à la semaine précédente, il apparaît que les opérateurs dits financiers ont largement augmenté leur position nette longue sur le blé et ont encore légèrement diminué leur position nette longue sur le maïs.
Par ailleurs, au 11 juin, la production hebdomadaire d’éthanol états-unien a reculé à 1,025 million de barils par jour (-42 000 barils par jour versus la semaine précédente) et les stocks cumulés ont encore augmenté à 20,602 millions de barils (+642 000 barils versus la semaine précédente). Les cours de l’éthanol sur le CBOT (échéance juillet 2021) sont demeurés stables à l’annonce de ces informations.
Côté commerce international, l’USDA a annoncé une vente de 153 416 t de maïs pour une destination inconnue et à comptabiliser sur la campagne 2021/2022.
Une enquête, menée par Reuters auprès de 21 analystes, montre que les exportations de blé de la Russie, de l’Ukraine et du Kazakhstan vont augmenter de 5 %, à 66 Mt, pour la campagne 2021/2022 (début au 1er juillet). Une bonne production, une belle demande internationale et des stocks importants devraient être les éléments clés de cette dynamique.
Le Gasc égyptien a, par ailleurs, indiqué qu’il avait modifié son cahier des charges en matière d’achats internationaux : les candidats vendeurs de blé à l’Egypte pourront aussi proposer, lors d’un appel d’offres international, leurs propres tarifs de fret maritime. Le changement sera effectif dès le prochain appel d’offres.
Enfin, l’Algérie, par la voix de son ministre de l’Agriculture, a refoulé un chargement de 27 000 t de blé meunier français, jugé impropre à la consommation, après que les autorités sanitaires aient trouvé deux animaux morts dans cette cargaison. L’Algérie a annoncé qu’elle demanderait un dédommagement à la France, toujours selon le ministre de l’Agriculture. Les autorités algériennes ont également bloqué, la semaine dernière, le débarquement de 33 000 t de blé dur en provenance du Canada, pour non-conformité aux spécificités au cahier des charges.
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