Prêts de consolidation garantis par l’État : « Vignerons, contactez vos banques dès aujourd’hui ! »

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Jean-Marie Fabre va surveiller la consommation du budget et demandera un abondement si nécessaire. Crédits : © Luc Jennepin

Le dispositif de consolidation bancaire a été validé par la loi de finances 2026, avec des critères plus adaptés à la filière viticole. Jean-Marie Fabre, président des vignerons indépendants de France, incite tous ceux qui souhaiteraient y faire appel à monter leur dossier avec leur banque sans attendre.

Promis par la ministre de l’Agriculture depuis le Sitevi, les prêts de consolidation bancaire garantis à 70 % par la BPI seront accessibles dès la promulgation de la loi de finances 2026, prévue pour le 20 février. « J’encourage les vignerons qui le souhaitent à prendre contact avec leurs banques le plus vite possible, prémonter leurs dossiers, de manière à n’avoir plus qu’à appuyer sur le bouton lorsque le dispositif sera effectif », incite Jean-Marie Fabre, président des Vignerons indépendants de France, qui porte le sujet depuis 2024.

L’effet induit sur la trésorerie est significatif

Rappelons le principe : si une entreprise viticole ne peut plus faire face à ses remboursements, elle peut contracter un emprunt pour étaler sa dette et retrouver ainsi de la trésorerie. L’État n’intervient qu’en cas de défaillance de l’entreprise. « Ce dispositif et très intéressant car l’effet induit sur la trésorerie pour les entreprises est significatif et il peut ne rien coûter à l’État », souligne Jean-Marie Fabre.

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Une première vague de prêts garantis avait été mise en place en 2025 mais les critères pour en bénéficier avaient écarté plus de 65 % des demandeurs. Dans le nouveau dispositif, les critères ont été adaptés : la perte de fonds propres sera comparée à un seul des cinq derniers exercices et non plus aux trois derniers.

Autre nouveauté : le plafond du prêt est relevé de 200 000 à 600 000 € pour un vigneron et 3 M€ pour une coopérative. Au total, l’État garantira au maximum 500 millions d’euros de prêts. Un budget qui risque, hélas, d’être trop faible. « Nous allons surveiller le compteur et nous demanderons un abondement si nécessaire », assure Jean-Marie Fabre.

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