L’union européenne a maintenu ses places de premier exportateur et dixième importateur mondial de viande porcine, garantissant largement une balance commerciale excédentaire dans le secteur porcin.
L’Union Européenne reste le premier exportateur mondial de viande porcine avec 4,2 millions de tonnes équivalent carcasse (tec) exportées en 2024. Même si les volumes exportés sont en légère hausse (+0,4%) par rapport à 2023, les tendances sur cinq ans montrent un repli de 33% des envois de viande porcine européenne.
Des exportations européennes variables selon les pays
Parmi les principaux clients de la viande porcine européenne figurent, dans l’ordre, la Chine, le Royaume-Uni et les Philippines. Toutefois, la demande en provenance de Chine et du Royaume-Uni a reculé respectivement de 3,1 % et 0,7 % par rapport à 2023. Sur cinq ans, les exportations vers la Chine ont chuté de 66 %, tandis que celles vers le Royaume-Uni ont diminué de 7 %.
À l’inverse, les expéditions vers les Philippines ont bondi de 26,1 % en un an et de 140 % en cinq ans. Des hausses à deux chiffres sont également observées sur la période quinquennale vers la Corée du Sud (+29 %), le Vietnam (+42 %) et la Nouvelle-Zélande (+10 %).
Année
2020
2021
2022
2023
2024
Exportations ( en tec)
6 383 604
6 200 083
5 316 466
4 247 836
4 264 196
Importations ( en tec)
215 540
153 298
183 850
166 350
158 968
Les importations européennes de porc se réduisent
Au niveau du classement mondial des importations, l’UE se place au dixième rang. En 2024 elle a importé 158 968 tec de porc, soit un repli de 4,4% comparé à 2023. Sur cinq ans, les importations affichent une baisse notable de 26 %. En volume, le Royaume-Uni se maintient comme le premier fournisseur de viande porcine de l’UE, avec 66 % des envois, malgré une baisse de 3,8 % de ses livraisons. Le Chili, avec une progression remarquable de 19,9 %, se hisse au troisième rang des pays exportateurs vers l’UE, représentant désormais 10,9 % des importations européennes. Enfin, les importations en provenance de la Suisse ont reculé de 24,6 %, mais le pays conserve sa deuxième place parmi les fournisseurs de l’Union.