Porc : comment moins dépendre de la Chine

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La Chine est le plus gros importateur de porc au monde Crédits : © Hanny Naibaho

La Chine est constamment à la recherche de viande de porc pour nourrir sa population très demandeuse. Les grands exportateurs ont trouvé en ce pays le débouché idéal. Un tiers de la viande de porc exportée par l’Union européenne (UE) a été acheté par la Chine l'an dernier.

Crise, épidémie, un casse-tête chinois

Lorsque la Chine prend des mesures, c’est toute la planète viande qui en pâtit. Actuellement, Pékin, qui se dit indemne de la peste porcine africaine, tente de relancer la production de viande de porc. Certes, ses achats sur le marché international ont progressé au premier trimestre 2023 sur un an, mais le rebond escompté n’a pas eu lieu. Certains pays orientés au grand export, comme le Danemark, se sont retrouvés avec de fortes quantités de viande de porc fraîche.

La pandémie de la Covid-19 a également bouleversé le marché mondial du porc. La politique zéro-covid a perturbé le commerce pendant plusieurs années. Ce n’est que très récemment que les mesures ont été assouplies.

La Russie veut exporter en Chine

Par ailleurs, la Chine est convoitée par plusieurs exportateurs, comme le Brésil, mais également la Russie. L’entreprise RusAgro était en discussion avec la Chine en 2019 pour la construction d’un élevage porcin. Désormais en guerre avec l’Ukraine, la Russie y réduit ses exportations et cherche de nouveaux débouchés. La Chine pourrait être l’un d’entre eux.

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Chercher de nouveaux débouchés pour la viande de porc européenne

Face à la dépendance et la concurrence, ne faut-il pas se détacher du marché chinois, développer des parts de marché dans d’autres pays ? Le Royaume-Uni et le Japon sont respectivement les deuxième et troisième importateurs de viande de porc en provenance de l’Union européenne. Cependant, nos exportations reculent vers ces deux destinations. Le Royaume-Uni a réduit ses achats en raison d’une demande nationale en berne.

Trouver de nouveaux marchés n’est pas toujours chose aisée. Avec 1,412 milliard d’habitants, la Chine est unique en son genre. Nos envois progressent vers certaines destinations mais restent minimes.

L'Europe peu compétitive sur le marché mondial

Par ailleurs, une cotation nettement supérieure à celles de ses principaux concurrents ne permet pas toujours à l’UE de consolider ses parts de marchés à l’international.

Face à cette situation complexe, certaines interprofessions de l’UE demandent à leur gouvernement de prendre des mesures, d’autres fois ce sont les gouvernements qui mettent en place des initiatives pour se développer à l’export.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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