Commerce équitable Max Havelaar ouvre son label aux producteurs français

- - 2 min
Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France Crédits : © Fabian Charaffi

L’association Max Havelaar, l’un des principaux acteurs du commerce équitable, a annoncé à l’occasion d’une visioconférence ce 5 mai 2021 ouvrir son label à l’agriculture française afin de garantir une meilleure rémunération aux producteurs et lutter contre la déprise agricole actuelle.

L’association veut définir un prix minimum défini sur la base des prix de revient et engager l’ensemble de la filière sur des contrats d’au moins trois ans afin d’assurer une meilleure visibilité sur l’avenir pour l’agriculteur qui gère des investissements conséquents et sur le long terme pour son exploitation. « Nous voulons sécuriser le prix entre le producteur et son premier acheteur », précise Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France. « Cette démarche est particulièrement intéressante pour que les agriculteurs puissent vivre de leur métier et couvrir les coûts de production », commente Jean-Baptiste Moreau, député LREM, invité à la visioconférence.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

agriculture biologique
Suivi
Suivre

Lire aussi : Bonne année 2019 pour Max Havelaar

La démarche Max Havelaar garantit un respect de l’environnement en articulant ses critères avec la certification HVE et en encadrant notamment l’utilisation des produits phytosanitaires. L’éligibilité au label Max Havelaar est néanmoins réservée aux « agriculteurs vulnérables des territoires vulnérables », souligne Blaise Desbordes, mais aussi ouverte à tous les jeunes qui s’installent et à tous ceux qui se convertissent au bio. Enfin, la certification est destinée aux agriculteurs organisés collectivement.

Cette annonce a lieu trois jours avant le début de la Quinzaine du commerce équitable, qui se tiendra du 8 au 15 mai 2021.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires