L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 21 et le 22 janvier 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les cours du blé meunier et du maïs ont peu évolué sur Euronext entre le 21 et le 22 janvier. Ceux du blé sont restés stables voire en légère hausse, les gains n’excédant pas 0,50 €/t. Les prix du maïs ont perdu 0,50 €/t sur mars 2026, 1 €/t sur juin, 0,50 €/t sur août et 0,25 €/t sur novembre. Peu de nouveaux éléments sont intervenus. La géopolitique et son influence sur les parités monétaires continue d’influencer les marchés à terme. Les disponibilités restent toujours abondantes dans le monde, ce qui limite la hausse des prix. La concurrence s’avère d’ailleurs rude pour l'origine ukrainienne en blé, qui manque de compétitivité sur le marché mondial. Selon APK-Inform, les cotations du blé ukrainien à l’exportation sont ainsi restées stables cette semaine. Du côté du maïs, les producteurs ukrainiens semblent enfin se décider à céder des volumes, rapporte Graintrade. Ceci dit, les exportations ukrainiennes de céréales restent peu dynamiques, avec une baisse du nombre de wagons transportant du grain en direction des ports du Grand Odessa, selon la compagnie ferroviaire nationale Ukrzaliznytsia. Signalons enfin une forte hausse des exportations russes de maïs vers la Chine, multipliées par trois en 2025. Celles de sarrasin et d’avoine ont également progressé, tandis que les flux de blé et d’orge se sont repliés, alors que la demande chinoise a été peu dynamique l’année passée.
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Aux États-Unis, la baisse du dollar, après les déclarations un peu plus apaisantes de Donald Trump sur le Groenland, favorise la compétitivité du blé et du maïs états-unien sur les marchés mondiaux. Des achats techniques sont également intervenus, et le blé et le maïs ont clôturé en hausse sur les principales places de marché. Les cours du blé sont également soutenus par l’approche d’une vague de froid sur les zones de culture du blé d’hiver. Les opérateurs anticipent d’éventuels problèmes logistiques et des dégâts de gel sur les parcelles ne bénéficiant pas d’une couverture neigeuse. La hausse des stocks d’éthanol à un niveau record n’est pas parvenue à peser sur les prix du maïs.
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En France, Axéréal et Mars Food & Nutrition ont confirmé dans un communiqué de presse la réception d’une offre d’achat ferme de l’entreprise italienne Euricom pour leur société commune Esbly SAS, qui produit les blés cuisinés de la marque éponyme. Selon Jean-François Loiseau, président d’Axéréal, la coopérative devrait conserver l’approvisionnement en blé dur de l’usine et se recentrer sur son activité agricole.
Fondamentaux :
Russie, blé, production : stable à 83,8 Mt (source : SovEcon)
États-Unis, éthanol, production : 1,119 million de barils par jour en moyenne la semaine se terminant le 16 janvier, soit 77 000 barils de moins que la semaine précédente (source : Administration états-unienne d’information sur l’énergie)
États-Unis, éthanol, stocks : 25,739 millions de barils, soit 1 226 000 barils de plus que la semaine passée (source : Administration états-unienne d’information sur l’énergie)
Commerce international :
Russie, blé, exportations vers la Chine : 60 600 t en 2025 contre 345 800 en 2024 (source : douanes chinoises)
Russie, orge, exportations vers la Chine : 518 900 t en 2025 (source : douanes chinoises)
Russie, maïs, exportations vers la Chine : 444 000 t en 2025 soit 3 fois plus qu’en 2024 (source : douanes chinoises)
Russie, sarrasin, exportations vers la Chine : 255 100 t en 2025, en hausse (source : douanes chinoises)
Russie, avoine, exportations vers la Chine : 238 900 t en 2025, en hausse (source : douanes chinoises)
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