Dans son discours annuel sur « l'état de l'Union » prononcé le 10 septembre à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a affirmé travailler sur les « entraves » auxquels les agriculteurs européens font face. Et la présidente a annoncé le renforcement du budget de promotion pour soutenir la consommation d’aliments européens.
Financement d’une campagne « Acheter des denrées alimentaires européennes »
Que retenir du discours sur « l'état de l'Union » d’Ursula von der Leyen, prononcé le 10 septembre devant les eurodéputés du Parlement européen à Strasbourg ? Si l’agriculture était loin d’être le thème majoritaire de cette allocution annuelle, Ursula von der Leyen a toutefois évoqué la question de l’alimentation. Sur ce sujet, la présidente de la Commission européenne a annoncé le renforcement du budget de promotion des productions agricoles de l’Union européenne (UE), afin de lancer une nouvelle campagne « Acheter des denrées alimentaires européennes ». Ursula von der Leyen a aussi défendu le travail de Bruxelles sur différentes « entraves » auxquelles font face les agriculteurs européens.
Sur quelles « entraves » aux agriculteurs européens Bruxelles affirme travailler ?
Parmi ces « entraves », la présidente de la Commission européenne mentionne le « coût élevé des intrants », les « formalités administratives » et « la concurrence déloyale ». La présidente soutient « avoir simplifié la PAC », pour « moins de formalités administratives et plus de confiance ». Sur le prochain cadre financier pluriannuel, von der Leyen affirme avoir « délimité l’aide au revenu », et « veillé à ce que le financement puisse être complété par des enveloppes nationales et régionales ».
Enfin, pour renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire, Bruxelles annonce « examiner la mise en œuvre de notre législation relative aux pratiques commerciales déloyales ».
Von der Leyen défend ses accords commerciaux du Mercosur et avec les Etats-Unis
Sur les échanges de denrées agricoles, « nos agriculteurs ont besoin d'une concurrence loyale et de conditions de concurrence équitables », affirme Ursula von der Leyen. « C'est la raison pour laquelle notre accord commercial avec le Mercosur est assorti de garanties solides, soutenues par un financement si une compensation est nécessaire », défend la présidente de la Commission européenne.
Concernant l’accord signé avec les Etats-Unis, von der Leyen dit « comprendre les premières réactions », et justifie que ces relations commerciales sont « les plus importantes » pour l’UE. Par rapport aux tarifs douaniers avec les Etats-Unis auxquels sont soumis d’autres pays, la présidente considère avoir obtenu « incontestablement » « le meilleur accord ».