Salon international Madrid aux portes de Berlin

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Larrère mettait cette année l’accent sur deux produits : le choudou qui pourrait intéresser l’export et la patate douce Joséphine que Larrère lance en petits conditionnements (du sachet à la barquette papier ou bois) en 500 g, 750 g ou 1 kg. « On défend une valeur haut de gamme européenne », indique Philippe de Leusse, commercial grand export, pour cette patate douce cultivée en Andalousie. Devant la demande, l’entreprise devrait travailler pour l’an prochain sur la patate douce bio. Crédits : © Claire Tillier
Parmi les habitués de Fruit Attraction, Pom’Evasion. « Nous exposons ici tous les ans depuis 2012. Cette année, nous mettons particulièrement la production bio. On reçoit de plus en plus de demandes », affirme Fabien Bessonnet, commercial. L’occasion aussi d’informer les clients que la société du Val de Loire intègre désormais la structure Pom’2 de Sèvres. « Cela s’est fait en janvier mais on commence seulement à en parler véritablement, poursuit Fabien Bessonnet. Cela nous fait cinq producteurs en plus. Cela va permettre à Pom’Evasion de se renforcer sur certaines variétés sur lesquelles il y a des besoins (Gala, Canada…) et de pouvoir proposer d’autres variétés qu’on n’avait plus comme la Clochard par exemple. La gamme variétale de Pom’2 de Sèvres complète bien notre offre". Crédits : © Claire Tillier
Fruit Attraction 2017. Crédits : © Claire Tillier
C’est aussi la première fois que Fleuron d’Anjou avait son propre stand sur Fruit Attraction. La société angevine y présentait notamment son échalote IGP obtenu en 2016. « Cela nous fait une bonne visibilité au niveau européen, le premier produit IGP en échalote », rappelle Brahim El Hasnaoui, responsable commercial export. Crédits : © Claire Tillier
« Mon père est une montagne ; ma mère est un soleil méditerranéen : je suis la fille des Alpes » : c’est comme cela que nous a été présentée la nouvelle image de Marlene, la pomme de Vog née il y a déjà 25 ans. Nouvelle signature "I am Marlene", nouveaux packagings, pub TV et sur les réseaux sociaux… : « Avec Marlene, née il y a 25 ans pour le marché italien, nous souhaitons relever de nouveaux challenges dans un contexte de mondialisation de manière incisive et efficace. Nous avons donc revu l’image de Marlene et pour cela nous avons décidé de la laisser parler », explique Gerhard Dichgans, directeur du consortium italien Vog. Les marchés visés ? « L’Afrique du Nord, le Proche-Orient avec en ligne de mire l’Algérie et l’Égypte ». Crédits : © Claire Tillier
Les producteurs espagnols d'Agricola Gil avaient choisi de communiquer sur les bienfaits des fruits et légumes. Leur stand : une pharmacie vendant leur production. Ils diffusaient aussi de petits films où par exemple, une vieille dame entre dans une pharmacie pour demander conseil au pharmacien et repart avec des fruits et légumes. Crédits : © Claire Tillier
Coopenoix exposait pour la première fois à Madrid. « Même si c’est difficile pour nous, on est en pleine récolte, ce salon est important : on a beaucoup de clients espagnols. Nous avons vu aussi des acheteurs du Brésil, des Grecs, des Italiens… », détaille Annabel Robert, attachée commerciale. « Nous avons de plus en plus de demandes en bio. Nos techniciens essaient de convaincre nos producteurs de s’y mettre. » La production de Coopenoix s’élève à environ 7 000 t de noix avec 300 t de noix bio et 300 t de cerneaux. Crédits : © Claire Tillier
Origines Cévennes figuraient parmi les exposants réunis par Sud de France. « Nous sommes venus réaffirmer notre place de leader sur l’oignon doux des Cévennes auprès de nos clients, mais aussi nos conditionneurs et partenaires et faire, avec ce produit, un pied de nez en terre concurrente ! », sourit Thierry Gastou directeur de la coopérative. Si, contrairement à d’autres exposants, Thierry Gastou, n’a pas reçu plus de demandes sur le bio, il précise : « En revanche, on s’intéresse de plus en plus à la voie intermédiaire, car on est clairement “zéro résidu” : on a tout intérêt à le faire reconnaître ». Crédits : © Claire Tillier
« Aujourd’hui Koki est une marque connue des professionnels, nous souhaitons qu’elle le devienne au niveau du grand public. Le nouveau logo que nous présentons sur le salon à nos clients a été conçu dans ce sens », explique Jean-Luc Reigne, directeur général d'Unicoque. La coopérative souhaite en effet tripler sa production à échéance 2030. De 10 000 t de potentiel en 2010, la coopérative souhaite passer à 30 000 t en 2030. « Aujourd’hui, le marché de la coque fraîche est mature. Sur la partie industrielle, nous fournissons un produit d’excellence à des marques comme Ferrero, Lindt, Nestlé… Cela représente 1 % du marché industriel mondial. Il y a un beau potentiel, c’est cette partie-là que nous souhaitons développer ». Un plan de plantation a été lancé en 2010 avec un objectif de 350 ha p Crédits : © Claire Tillier
Jardins du Midi mettait en avant sa gamme bio aux packagings 100 % dégradables mais présentait surtout la déclinaison de sa gamme “déjà épluchée”. « On avait jusque-là seulement les deux têtes d’oignons jaunes (cf. FLD Mag de juillet), on a désormais les oignons sauciers, jaunes ou rouges, en 200 g et l’oignon Borretana ». Le "deux têtes" a été plutôt bien accueilli, mais cela pose des questions dans le magasin au niveau de l’emplacement : Ire gamme ou frais ? « Nous pensons qu’il vaut mieux en première gamme, mais c’est aussi une question de place en magasin. » Sur cette gamme déjà épluchée, nous avons eu des demandes de Russes et du Portugal. Si l’entreprise n’a pas prévu d’export, elle va néanmoins faire des propositions. Crédits : © Claire Tillier
Présentée l’an dernier à Fruit Attraction, la pomme à chair rouge d’Ifored (cf. FLD Hebdo du 12 octobre 2016) a annoncé cette année le début de sa commercialisation. Elle porte désormais un nom : Kissabel. La gamme se compose de trois variétés à la couleur de peau (jaune, orange et rouge) et aux goûts différents pour séduire divers publics. L’intensité du rouge de la chair varie en fonction du fruit. « Nous sommes en train de réfléchir à une segmentation, confie Emmanuel de Lapparent, directeur du projet. Côté production, Kissabel est pour le moment cultivée sur 20 ha uniquement en Europe. Au printemps prochain, il y aura 100 000 arbres supplémentaires et 200 000 autres en 2019 ». Crédits : © Claire Tillier

Mais où s’arrêtera Fruit Attraction ? Déjà, l’an dernier, on avait souligné l’ampleur grandissante que prenait, au fil des ans, le salon professionnel de f&l madrilène. Cette année encore, un nouveau pas a été franchi. Plus d’exposants, plus de mètres carrés occupés, plus de visiteurs et plus de « contacts professionnels de qualité », comme on nous l’a souligné à maintes reprises, mais également plus de conférences, des réunions ou de visites organisées en marge. La comparaison avec Berlin est inévitablement sur toutes les lèvres lorsque les entreprises nous parlent de ces trois jours passés dans l’enceinte du Parc des expositions Juan Carlos.

La France coupée en deux

La France (avec ses 117 entreprises exposantes sans compter les 93 venues se relayer sur l’espace de Saint-Charles Export) était encore le premier pays représenté après l’Espagne au niveau des exposants. Elle occupait cette année une partie du hall 8. Mais, à l’intérieur, les exposants hexagonaux étaient répartis en deux. À l’entrée, les Français exposant sous pavillon Business France (avec les différentes régions notamment) et, plusieurs rangs d’exposants espagnols plus loin, les Français exposant par le biais d’Interfel. Une configuration inédite, bénéfique pour certains (qui ont ainsi vu rencontrer des visiteurs qui n’avaient pas prévu passer voir les stands français) ; dommageables pour d’autres (comme Informia, qui aurait préféré n’être entouré que d’exposants français, sa cible première ; et d’autres qui se sont trouvés face à un concurrent espagnol, proposant exactement les mêmes produits). Certains exposants français s’étaient exilés, peut-être un peu plus que les autres années, dans d’autres pavillons en fonction de leurs cibles.

Beaucoup de “premières fois”

Parmi les visiteurs interrogés, certains nous ont dit avoir été étonnés par le nombre de nouveaux exposants. On en a rencontré plusieurs. Pour l’organisation de producteurs En’Diva sur le stand des Hauts-de-France, « le fait de pouvoirs exposer par le biais des régions, est très intéressant, pour des petites structures comme la nôtre, indique Alban Descamps, directeur administratif. Cela nous permet de montrer que nous avons une dimension export ». Pour Jacques Deramecourt, gérant de Picvert, qui exposait aussi pour la première fois à Madrid, « c’est un deuxième Berlin. Cela fait maintenant deux rendez-vous annuels. Certains clients sont ici mais ne viendront pas à Berlin ». « Jusqu’ici, on venait seulement en tant que visiteurs. Fruit Attraction est un salon à taille humaine, où l’on accorde pour les rencontres plus de temps qu’à Berlin », indique Valéry Caprara, directeur d’enseigne nationale GMS pour Jardins du Midi.

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Demande en bio et des producteurs venus en force

Parmi les points observés par de nombreux exposants : la demande en bio. Elle a été « omniprésente » et « exponentielle », nous indique-t-on. Très remarquée aussi la présence, dans les allées, de nombreux producteurs, espagnols pour la plupart. Une raison : plusieurs conférences étaient organisées à leur attention. Ils en ont profité pour visiter le salon et… proposer leur production aux divers exposants venus du monde entier.

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