Relations commerciales Loi Egalim : « nous devons aller au bout »

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Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture. Crédits : © agriculture.gouv.fr

La loi Egalim, qui devait améliorer les revenus des éleveurs en rééquilibrant leurs relations avec les industriels et les distributeurs, n’a « pas encore atteint » cet objectif deux ans après son adoption, a admis hier le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, en clôture de l’assemblée générale du Cniel, l’interprofession laitière.

Si des améliorations sont observables, les résultats ne sont pas au rendez-vous et les agriculteurs peinent encore à se dégager un salaire décent. « Il faut absolument aller au bout de la loi Egalim » a ajouté le ministre qui a promis d’être « extrêmement vigilant vis-à-vis de comportements pas acceptables » en mentionnant des « trous dans la raquette » concernant les produits vendus sous marques de distributeurs (MDD).

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L’interprofession, qui craint que les revalorisations sur les produits laitiers obtenues l’an dernier soient effacées lors des prochaines négociations commerciales en raison de la crise économique liée à la Covid-19, a insisté sur l’absolue nécessité de faire respecter la loi Egalim « pour tous » pour préserver l’activité laitière.

La rémunération des agriculteurs est d’autant plus importante que les attentes sociétales (environnement, bien-être animal) se renforcent, pointe le Cniel. Avec des attentes fortes sur l’amont, le coût de la transition agroécologique ne doit pas être assumer par qu'un seul des maillons de la chaîne, a-t-il été dit lors de cette AG.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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