« L’investissement sera la clé de la compétitivité de la filière volaille »
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Le 31 août, Paul Lopez a été intronisé Officier du Mérite agricole, un ordre créé en 1881 pour récompenser les femmes et hommes ayant rendu des services marquants à l'agriculture française.
L’insigne vert et rouge - aussi dénommé le Poireau - lui a été remis par Marie-Pierre Vedrenne, conseillère régionale de Bretagne, également eurodéputée et vice-présidente de la commission du commerce international au Parlement européen.
De nombreux confrères avicoles étaient présents, ainsi que les clients que Paul Lopez a fourni et accompagné depuis 1995 (Mc Donald’s, Moy Park, Cargill). Tous ont souligné son rôle clé de bâtisseur de la filière française spécialisée dans le poulet désossé et les liens amont-aval qu’il a tissé avec diplomatie et humilité pour faire progresser l’activité d’abattage, dans le respect des autres maillons.
En marge de cette cérémonie, les professionnels avicoles présents n’ont pas manqué d’échanger avec l’eurodéputée pour lui faire part des difficultés causées par des accords commerciaux internationaux déséquilibrés.
Président des industries européennes de la volaille (Avec) de 2014 à 2022 et en France (Fia) jusqu’en juillet dernier, Paul Lopez navigue vers d’autres horizons. Avant de lancer en 1990 le poulet 100 % désossé en Bretagne pour Boscher Volailles -contrôlée en 1995 par Glon-Sanders puis rachetée à Sofiprotéol par le groupe LDC (2015) - il a débuté sa carrière en 1981 dans le steak haché, puis dans le secteur de l’œuf et de la coopération agricole à partir de 1983. Avant de retourner en entreprise, il avait géré les excédents de la crise de l’œuf et appris l’importance du lobbying pour faire avancer les causes des acteurs économiques de l’agroalimentaire.
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Paul Lopez – « En moyenne, en Europe du Nord un mètre carré de poulailler produit 30 % de plus de kg vif par an qu’en France avec la même souche de poulet : 380-390 kg/m² à comparer à 300 kg en France.
Quand on a des investissements non amortis, on a la contrainte de remplir les poulaillers. Ayant investi et spécialisé, nos concurrents sont à la fois contraints et dynamiques.
Globalement, la filière française joue la prudence depuis des années. Quand la conjoncture est mauvaise en janvier, les planificateurs ne sont pas très enclins à l’optimisme. La France détient un taux de rotation perfectible.
Cette moindre productivité est aussi un effet collatéral de la diversité avicole française, quand nos concurrents misent avant tout sur le poulet du quotidien. »
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