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Restauration hors domicile
Le poulet français est de plus en plus présent chez McDonald’s France

Depuis de nombreuses années, la filiale française de la chaine de restauration rapide a sécurisé ses approvisionnements et ses fournisseurs en créant des partenariats dans le blé, la pomme de terre, la salade, le bœuf et le poulet.

De gauche à droite : Mario Piromalli (franchisé du McDo de Pacé), Paul Lopez (groupe LDC), Séverine Lavaine (Cargill), Olivier Allain (élu de la Région Bretagne), Stéphane Dahirel (Gaevol), Rémi Rocca (McDo France)
© P.Le Douarin

 Cette année 2019, la filière poulet lourd du groupe LDC aura livré 14 000 tonnes de viande pour fabriquer les fameux nuggets McDo et autres produits à base de poulet proposés dans les 1460 restaurants franchisés de la filiale française du géant américain. « Désormais 100% de nos nuggets proviennent de France et plus spécialement de Bretagne » souligne Rémi Rocca, directeur des achats de McDo France, qui précise que les deux tiers du poulet utilisé est français. Le reste est fourni par les Pays-Bas, l’origine Brésil ayant été arrêtée. Souvent associé à la malbouffe, McDo fait plutôt figure d’exemple à suivre pour les autres intervenants de la restauration hors domicile, petits et grands. Tous produits confondus, 74% des achats alimentaires de McDo sont réalisés avec des entreprises françaises, avec une croissance de 30% depuis dix ans.

Un accord gagnant-gagnant

Démarré voici 25 ans, le partenariat sur le poulet engage aujourd’hui 218 éleveurs du groupement Gaevol, leur fournisseur d’aliments Sanders-Avril, l’abattoir Boscher-SBV et l’usine de transformation Cargill d’Orléans dédiée à Mc Do. Tous répondent au cahier des charges McDo, qui leur assure le débouché fixé par un contrat sur le volume et le prix. Ce contrat annuel basé sur les couts de production est devenu trisannuel depuis 2013, un allongement apprécié par Stéphane Dahirel, président du Gaévol, et Paul Lopez du groupe LDC. « Nous avons besoin de cette lisibilité lors que l’on souhaite investir et se développer » précise l’éleveur morbihannais. La révision du prix reste quant à elle annuelle. Le contrat signé cette année est de 11 000 tonnes au minimum, en augmentation de 25 % (9100 t sur 2016-2018).

Des exigences qui donnent de l’avance

« Nous avons grandi ensemble en quantité et en qualité », souligne encore l’éleveur, bien conscient que cela s’est accompagné d’efforts constants. Réputé le plus exigeant, le cahier des charges McDo a évolué et obligé à modifier les pratiques. McDo a été un précurseur en matière d’alimentation (non OGM),  de santé animale (arrêt de certaines molécules comme la colistine cette année et réduction de l’usage des autres), de bien-être animal. « Nous avons fait beaucoup d’efforts pour réduire les taux de pododermatites, par exemple en bétonnant nos sols (75 % des surfaces le seront en 2020) et en améliorant nos techniques de paillage. Ce qui nous a permis de prendre de l’avance », souligne encore l’éleveur.

 

Chiffres à retenir

. 1464 restaurants Mc Do en France,

. 2 millions de repas servis par jour,

. cinq filières de produits partenaires : le blé (région nord-est), la pomme de terre (hauts de France), la salade (Bretagne), le poulet (Bretagne), le bœuf (France entière),

. 3000 exploitants sont en contrat McDo,

. la Bretagne est le premier fournisseur, avec 484 exploitants engagés (218 en poulet, 207 en bœuf, 59 en légumes),

. en poulet un contrat annuel de 11 000 t minimum sur 2019-2021

 

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