Souveraineté alimentaire Les revendications de la filière poulet après le rapport du Sénat

- - 2 min
Graphique de l'Inrae repris dans le rapport sénatorial. Il n'indique par les importations directes des pays tiers. Les importations de Belgique et des Pays-Bas en comprennent une part. Crédits : © Inrae

L’Anvol, association interprofessionnelle des volailles de chair, se félicite dans un communiqué « d’avoir été entendue par les parlementaires sur l’absolue nécessité de lutter contre les importations de poulets en France ». Elle rappelle que le tonnage de viande importé en 2021 – en particulier sous forme de filet de poulet, d’autres découpes et d’ingrédients -, exprimé en téc (tonne équivalent carcasse), correspond exactement à un poulet sur deux consommés dans le pays. Le rapport d’information « Compétitivité de la ferme France » rédigé par trois sénateurs (Union Centriste, LR, Socialiste) comporte une partie sur le poulet.

L’Anvol, invoquant la souveraineté alimentaire, est ainsi confortée dans 4 revendications « urgentes » aux pouvoirs publics :

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

interprofession
Suivi
Suivre
agriculture biologique
Suivi
Suivre
  • stopper la signature par l’UE d’accords de libre-échange augmentant les quotas de poulets étrangers acceptés en France,
  • appliquer des clauses miroirs pour n’autoriser que les importations de volailles soumises à des réglementations identiques et non pas équivalentes à celles respectées en France,
  • renforcer l’étiquetage obligatoire sur l’origine des poulets, en s’appuyant sur la généralisation du logo « Volaille Française » dans tous les lieux de consommation et pour tous les produits transformés à base de volailles (actuellement seule la viande achetée crue l’indique, en principe).
  • faciliter le développement des élevages de poulets du quotidien sur le territoire. A ce titre l’Anvol demande une pause sur les projets de la Commission européenne qui freinerait selon elle la modernisation et le développement de l'élevage en France (notamment celui sur l'abaissement des seuils pour les installations classées).

Reprendre des parts de marché sur l’importation est, dit l’Anvol le « seul moyen de préserver une filière française d’excellence, qui propose une diversité de volailles unique au monde, tant en termes de modes d’élevages (standard, certifié, bio, Label Rouge) que d’espèces (poulets, dindes, pintades, cailles, pigeons) ». Rappelons que c’est là un enjeu essentiel du Pacte Ambition 2025 présenté par l’Anvol en 2020. Un des objectifs de ce pacte est d’affirmer un modèle français d’exploitations « à taille humaine ».

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires