Réservé aux abonnés

Les éleveurs perdent 25 €/porc, alerte la FNP

- - 3 min
Le prix n’a progressé qu’une seule fois cette année sur le Marché du porc Français Crédits : © Les Marchés

Les cours du porc restent stables sur les principales places de marchés. En France, cette stabilité accentue les difficultés des éleveurs, confrontés à des prix de vente inférieurs à leurs coûts de production.

Le cours du porc reste inchangé à Plérin. Il affiche un net recul de 17 % en un an. Une situation qui préoccupe les éleveurs, qui peinent à exercer une pression haussière en raison sur le cours d’une offre encore abondante sur le Marché du Porc Français.  

Une perte de 25 € par porc vendu pour les éleveurs

Dans un communiqué publié le 25 mars, la FNP dénonce un prix maintenu à un niveau insuffisant par l’aval de la filière, alors même que les producteurs restent structurellement déficitaires. Ces derniers ont des coûts de production qui s’élèvent à 1,82€ /kg en moyenne, soit une perte de 25 € pour chaque porc vendu par l’amont de la filière. 

La hausse des coûts de l’énergie et les tensions persistantes sur l’alimentation animale aggravent la situation de déficit. « Les éleveurs de porc sont dans une impasse et tous reports de cotisations sociales, étalements d’échéances ou autres prêts à court terme ne les en sortiront pas ! » indique le communiqué. La FNP met en garde contre un risque immédiat de disparition d’élevages porcins si la situation ne s’améliore pas rapidement.

Lire aussi : « Il nous manque environ 20 à 25 euros par porc en moyenne. La rentabilité n’est plus du tout là » 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

le porc français
Suivi
Suivre

Des mesures nécessaires pour sauver la production porcine

Face à cette crise, la FNP appelle à une mobilisation urgente de l’aval de la filière afin de revaloriser le prix du porc payé aux éleveurs. La fédération demande également à l’État et aux députés européens de s’opposer aux contraintes de la directive IED, en revenant à un statu quo réglementaire. 

Le marché européen du porc sous tension

La stabilité est également de mise dans le reste de l’Europe. Seul la Pologne et l'Espagne se distinguent, poursuivant leur progression. Selon Mercolleida, cette dynamique de la Pologne reflète une demande soutenue et des exportations européennes plus dynamiques vers l’Europe de l’Est. Toutefois, la hausse des coûts de l’énergie et du transport tend les échanges sur les principales places porcines et commence à peser sur la rentabilité des opérateurs.  

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires