Le Synabio vise 12 % de bio dans l’alimentation des Français d’ici 2030 et avance quatre propositions pour la présidentielle 2027

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Le Synabio entend passer de 5,8 % à 12 % de parts de marché pour le bio en 2030, tous circuits confondus, et viser 20 % en 2040. Crédits : © Dominique Poilvet

Le Synabio, syndicat national des entreprises agroalimentaires biologiques, fête ses 50 ans. Un moment propice à mettre en place une feuille de route stratégique : passer de 5,8 % à 12 % de parts de marché pour le bio en 2030, tous circuits confondus, et viser 20 % en 2040. Pour y parvenir, le syndicat avance quatre propositions auprès des candidats à l’élection présidentielle de 2027.

Afin de faire du bio un modèle alimentaire de référence, le Synabio, syndicat national des entreprises agroalimentaires biologiques qui fête ses 50 ans, a l’ambition de passer de 5,8 % à 12 % de parts de marché pour le bio en 2030, tous circuits confondus, et viser 20 % en 2040. Pour y parvenir, le Synabio s’est fixé trois priorités : santé, souveraineté et accessibilité. 

Le Synabio demande que le bio soit reconnu comme un levier de prévention, « alors que 80 % des soutiens publics vont au modèle conventionnel, contre 8 % pour le bio et les modèles différenciés ». Le syndicat demande par ailleurs un meilleur accès aux financements pour permettre aux entreprises d’investir et souhaite agir « pour concilier accessibilité, juste rémunération et capacité d’investissement ».

Lire aussi : Bio : « Il faut rouvrir les négociations commerciales, c’est urgent » pour Thomas Breuzet du Synabio

Présidentielle 2027 : quatre propositions soumises aux candidats

Outre ces trois priorités, le Synabio formule quatre propositions aux candidats à la présidentielle 2027. Il demande en tout premier lieu de faire progresser le bio partout où les Français s’alimentent. Pour lui l’obligation de transparence sur les approvisionnements de la grande distribution en bio doit se traduire en une progression de l’offre, avec des engagements des enseignes et de la restauration. Le Synabio souhaite par ailleurs porter une vision globale de la qualité alimentaire, notamment en généralisant le Nutri-Score et en identifiant mieux l’ultra-transformation, « en distinguant les pratiques plutôt qu’en assimilant tous les aliments transformés à des produits à éviter ».

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Le Synabio préconise également de mettre la publicité au service d’une meilleure alimentation. Il veut ainsi mieux protéger les enfants et donner davantage de visibilité aux offres de qualité. Défendre en Europe les garanties et l’avenir du bio est la quatrième proposition du Synabio qui estime que « le label bio est une promesse de confiance, fondée sur des règles publiques, des contrôles et une traçabilité ».

A relire : Bio : « c’est le moment d’encourager les filières et les transformateurs bio ! » pour Thomas Breuzet, président du Synabio

Trois chantiers d’importance

En parallèle, le Synabio est mobilisé sur trois chantiers immédiats en lien avec l’actualité. Selon lui, trois quarts des entreprises agroalimentaires bio ont répercuté moins d’un quart de leurs hausses de coûts, voire aucune. Le syndicat demande donc aux pouvoirs publics « un suivi régulier des négociations, davantage de contrôles et des indicateurs adaptés aux coûts du bio ». En ce concerne le PLFSS 2027, il estime que le rejet de la généralisation du Nutri-Score et la suppression de la taxe sucre sont des occasions manquées pour la prévention mais salue « le vote d’un amendement interdisant l’hexane dans la fabrication des aliments, déjà exclu en bio ». Pour ce qui est des titres-restaurant, le syndicat explique qu’avec 30 organisations, il défend « une bonification volontaire d’au moins 10 %, financée par les employeurs, pour des produits durables, notamment bio » et ajoute que les amendements seront portés au Sénat.

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