Le moral des entreprises de la bio est plutôt bon dans l’ensemble, et un quart des entreprises travaillant des produits bio souhaite en faire davantage dans les prochaines années, malgré des marges plutôt en baisse.
La moitié des entreprises de la bio ont le moral, c’est le résultat enseignements du Baromètre du moral des transformateurs bio réalisé par le Crédoc pour l’Agence Bio, auprès de 874 répondants au printemps 2026. C’est chez les artisans-commerçants que le moral est le meilleur (57 % de très ou plutôt bon), puis le commerce de gros (50 %), mais les entreprises de transformation agroalimentaire ne sont que 47 % à répondre très ou plutôt bon.
23 % des entreprises interrogées rapportent une croissance « légère ou soutenue » de leurs ventes (et même 33 % pour les entreprises 100 % bio). Comme 30 % d’entre elles jugent leurs ventes stables, elles sont donc la moitié à être dans le vert.
Au total, il y a davantage de chefs d’entreprises inquiets (28 %) que d’optimistes (24 %) quant à l’activité bio aujourd’hui.
47 % des entreprises rapportent une baisse de leurs marges sur les produits bio depuis 2021. Cette part monte à 61 % pour les entreprises de transformation secondaire, tandis que les artisans et commerçants sont 46 % à ressentir une stabilité des marges.
Des développements en bio
Plus de la moitié (53 %) des entreprises interrogées prévoient un développement en bio, notamment par une extension de gamme, un lancement de nouveau produit, un référencement dans de nouveaux circuits. Ces perspectives concernent surtout les entreprises nouvellement en bio et celles à 100 % bio.
Seules 13 % des entreprises envisagent de diminuer ou arrêter le bio dans les 2 à 3 prochaines années. Ce sont en réalité surtout des entreprises travaillant peu le bio (78 % chez celles ayant moins de 20 % de leur CA lié au bio). Au contraire, un quart d’entre elles veulent augmenter la part du bio. Parmi les entreprises souhaitant faire augmenter leur part de bio, les entreprises ayant entre 20 et 50 % de leur CA en bio sont très présentes (30 % contre 11 % dans l’ensemble).
Pour les transformateurs comme pour les producteurs, prendre soin de l’environnement est la première motivation de l’engagement en bio. Pour le consommateur, le choix du bio est avant tout une question de santé.