La phase de test du projet national de références technico-économiques Inosys s’est achevée, avec près de 200 fermes de référence suivies, 35 conseillers formés et des références techniques et économiques en construction.
Porté par l’Itavi et Chambre d’agriculture France en collaboration avec le réseau des chambres d’agriculture, le dispositif Inosys avicole et cunicole vise à structurer la collecte et l’analyse de données techniques et économiques au sein de la filière avicole française. Son objectif principal est de produire des références fiables et actualisées, permettant aux professionnels d’optimiser leurs pratiques et de maîtriser leurs coûts de production.
La campagne de suivis tests 2025 s’appuie sur l’outil Diapason. Déjà utilisé dans les filières ruminante et équine, il a été adapté aux ateliers avicoles et cunicoles pour permettre une collecte homogénéisée des données techniques et économiques de l’exploitation.
Elles combinent des indicateurs techniques et économiques, collectés à partir de lots et de données comptables issues du grand livre. Elles visent à calculer un coût de production, prenant en compte les charges opérationnelles (frais d’élevage, eau, énergie) et les charges de structures (bâtiment, rémunération de la main-d’œuvre), qui peut être croisé avec les performances zootechniques de l’exploitation.
Des premiers résultats en 2026
Dès 2026, de nouveaux suivis vont consolider et enrichir ces premiers résultats et ainsi fournir des références robustes à l’ensemble de la filière.
35 conseillers issus de 20 chambres d’agriculture ont été formés à l’utilisation de Diapason afin de réaliser les suivis tests auprès de fermes de volailles de chair et volailles de ponte, répartis de manière représentative pour couvrir la majorité des bassins de production.
Pour cette campagne, 70 % des fermes suivies possèdent un atelier de volailles de chair et 30 % de volailles de ponte (figure 2). Une diversité de systèmes de production et de signes de qualité a permis de tester l’ensemble des fonctionnalités de l’outil. Des exploitations en circuit court ont également été suivies (5 %).