Les prix du blé tendre, du blé dur, de l’orge fourragère, de l’orge de brasserie et du maïs ont progressé sur le marché physique français entre le 24 et le 31 août 2026, suivant l’évolution des marchés à terme états-unien et européen.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, en raison des problèmes logistiques en mer Noire
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 31 août 2026, à 244 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 6,50 €/t par rapport au 24 août 2026, dans le sillage des marchés à terme d'Euronext (+6,25 €/t, à 245,25 €/t sur l’échéance décembre 2026) et du CBOT (+74,50 cts$/boisseau, à 774 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). Des déclarations du président de la Russie sur une possible aggravation des frappes russes sur l’Ukraine et sur l’échec des négociations en cours, y compris sur le fait de ne pas viser les navires et les infrastructures de commerce en Ukraine, ont fait bondir les marchés de grains, notamment outre-Atlantique.
Le blé dur n’est pas coté, sur un marché toujours en sommeil
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, est de nouveau coté, à 270 €/t le 24 août 2026, sur un marché qui se réveille doucement
Les cours de l’orge fourragère ont grimpé, à l’image du blé tendre
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 31 août 2026, à 238,50 €/t sur la période octobre-décembre 2026, gagnant 19 €/t par rapport au 17 août 2026. Il suit le mouvement haussier du blé tendre, de façon plus marquée. Les fabricants d’aliments pour animaux sont à la recherche d’orge fourragère pour pallier le manque de maïs attendu.
L’orge de brasserie renchérit, sur un marché en phase de reprise
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, ont progressé, s’établissant le 31 août à 220 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 236,50 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre 2026-mars 2027, gagnant 6 €/t pour la première et perdant 1 €/t pour la deuxième par rapport au 24 août 2026. Acheteurs et vendeurs sont revenus au marché, mais les affaires traitées sont peu nombreuses.
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Céréales à paille en France : production en dessous de la moyenne mais qualité prometteuse en blé tendre
« Les observations mettent en évidence une forte hétérogénéité des rendements en blé tendre selon les régions de production, les dates de semis et le type de sol. Le rendement national est estimé à 69,2 q/ha par Agreste au 1er août, soit environ 1,7 % de moins que la moyenne des cinq dernières campagnes. Certains bassins de production affichent des baisses pouvant dépasser 15 % par rapport à la moyenne quinquennale » estime Arvalis. La production nationale de blé tendre est estimée à 31,92 Mt, soit une baisse de 4,3 % par rapport à 2025/2026 et de 2,2 % par rapport à la moyenne sur 5 ans. « La légère augmentation des surfaces cultivées de 3 % n’a pas permis de compenser la baisse de rendement ».
Au niveau de la qualité, la récolte s'annonce très prometteuse : la teneur en protéines se situe pour une majorité de départements au-dessus de 11,5 % et les poids spécifiques (PS) sont très élevés, avec des moyennes départementales situées entre 77 et 81 kg/hl. Les indices de chute de Hagberg, forts des conditions sèches de fin de cycle, sont également très bons. Les teneurs en eau des grains à la moisson sont globalement basses à très basses : attention lors du stockage (risque de casse de grains) et de la préparation des blés en meunerie.
Les cotations du maïs français se raffermissent
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élève le 31 août 2026 à 272 €/t sur octobre-décembre 2026, gagnant 7,50 €/t par rapport au 24 août 2026. Il suit la hausse des cours sur Euronext (+7,50 €/t à 269,75 €/t sur l’échéance novembre 2026) et le CBOT (+46,25 cts$/boisseau à 537,75 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). Les opérateurs en France et en Europe intègrent progressivement l’aspect rareté de l’offre en maïs non OGM dans l’Union européenne et se préparent à des importations conséquentes en provenance des pays tiers. Selon Céré’Obs, en semaine 34 (du 18 au 23 août 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en maïs sont passées de 29 % à 28 % (contre 62 % en 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.