Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère, du blé dur et du maïs ont gagné du terrain sur le marché physique français entre le 28 septembre et le 5 octobre 2026. Ceux de l'orge de brasserie se sont dépréciés dans le même temps.
Les prix du blé tendre ont progressé, soutenus par la demande internationale
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 5 octobre 2026, à 244,50 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 13 €/t par rapport au 28 septembre 2026, dans le sillage des marchés à terme d'Euronext (+ 12,50 €/t, à 245,75 €/t sur l’échéance décembre 2026) et du CBOT (+ 3,50 cts$/boisseau à 692,25 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). Le regain de la demande internationale (achat de 683 000 t de blé meunier français par l’Arabie saoudite) apporte ainsi un soutien aux prix du blé. De plus, les tensions persistantes en mer Noire entretiennent une prime de risque. La faiblesse de l’euro face au dollar a accentué la hausse tarifaire.
Le blé dur a renchéri, les récoltes nord-américaines étant inférieures à l'an dernier
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 5 octobre 2026, à 295 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 10 €/t par rapport au 28 septembre 2026. Les volumes disponibles pour les semouliers seront inférieurs au Canada et aux Etats-Unis à l'année dernière, un contexte profitable pour la production française.
Les cours de l’orge fourragère ont gagné du terrain, dans le sillage du blé tendre
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 5 octobre 2026, à 224,50 €/t sur la période octobre-décembre 2026, gagnant 14,50 €/t par rapport au 28 septembre 2026. Les fabricants d'aliments pour animaux sont aux achats pour pallier en partie le déficit en maïs.
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L’orge de brasserie continue de se déprécier, sur un marché inerte
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence sur le marché physique français, ont reculé, s’établissant le 5 octobre 2026 à 215 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 230 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période janvier-juin 2027, perdant respectivement 3 €/t et 1,50 €/t par rapport au 28 septembre 2026. On enregistre quelques affaires en inter-négoce sur le port de Rouen. Les industriels sont absents du marché.
Les cotations du maïs français ont grimpé, les rendements en France étant catastrophiques
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait le 5 octobre 2026 à 279,50 €/t sur octobre-décembre 2026, gagnant 10 €/t par rapport au 28 septembre 2026, dans le sillage d’Euronext (+ 6,75 €/t à 274,75 €/t pour l’échéance novembre 2026). En France, les rendements sont globalement catastrophiques même si certaines zones comme le nord des Landes s'en sort mieux. Le contrat maïs sur le CBOT chutait quant à lui (- 25,75 cts$/boisseau, à 497,25 cts$/boisseau pour l’échéance décembre 2026). L’USDA a surpris le marché en annonçant des stocks américains de maïs de 2,095 milliards de boisseaux, un niveau supérieur aux attentes et plus élevé que les stocks au 1er septembre 2025. Selon Céré’Obs, en semaine 39 (du 22 au 28 septembre 2026), la récolte de maïs en France est réalisée à hauteur de 67 % (contre 45 % la semaine dernière et 22 % l’an dernier à dates).
Fermeté des prix des pailles et fourrages
En paille de blé et d’orge, la récolte 2026 en départ Nord-Est demeure respectivement cotée entre 80 €/t et 100 €/t et entre 70 €/t et 90 €/t, en cette semaine du 28 septembre au 5 octobre 2026. Les prix n'évoluent pas d'une semaine sur l'autre en paille mais la pression de la demande est toujours présente face à une offre qui se raréfie. En foin de Crau, les prix sur le marché physique français (cotations commerciales) ont progressé de 10 €/t en grosses balles première coupe et de 40 €/t en deuxième coupe, tandis que le Comité du foin de Crau a relevé ses prix de 25 €/t en première coupe et de 5 €/t en deuxième et troisième coupes.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.