Fin programmée des quotas, volatilité du prix du lait et des grandes cultures, hausse des charges, restructuration des exploitations, agrandissement, etc : la planète laitière est en train de changer de visage. Cette révolution génère de nombreuses questions chez les éleveurs. Dans ce dossier, nous avons rassemblé une quinzaine de questions entendues ici ou là, et huit experts y ont répondu. La politique européenne se libéralise, avec l’annonce de la fin des quotas et de la plupart des autres outils de régulation de marché (restitutions à l’exportation, aides à l’écoulement, stockage privé…). Mais quel est le but poursuivi par la Commission européenne? La demande mondiale croît, mais quelles sont réellement les opportunités de débouchés pour l’Union européenne ? Quels seront les effets de cette libéralisation sur les exploitations, la répartition de la production sur le territoire, le prix du lait ?
La libéralisation ne rimera pas avec sécurité. Les experts prévoient plus de fluctuations de prix. Risque-t-on de connaître des prix cycliques comme en production porcine ? Quelles en seraient les conséquences ? Pour préserver la filière laitière française, l’interprofession (le Cniel) prépare un nouveau système de gestion de l’offre pour remplacer les quotas, qui reposerait sur une contractualisation entre les producteurs de lait et les transformateurs. Qu’entend-on par contractualisation ? Y a-t-il un risque d’aller vers une forme d’intégration ?
L’avenir des exploitations laitières dépendra du prix du lait, mais aussi du niveau des charges, de la rentabilité des autres productions agricoles, et des écarts de compétitivité entre les élevages français et ceux des pays voisins. La récente flambée des prix des matières premières et des autres intrants est-elle amenée à durer ? Dans les pays du nord de l’Europe, les exploitations s’agrandissent rapidement. Les élevages français leur ont emboîté le pas à un rythme moins soutenu, et avec des différences régionales importantes. Pour se préparer à affronter la tempête libérale et des prix bas, ils se regroupent, investissent pour s’agrandissement et améliorer leur productivité. L’agrandissement est-il incontournable en France ? Faut-il investir tout de suite ou attendre la fin des quotas ? D’une manière générale, quels sont les atouts des producteurs français par rapport aux producteurs du nord de l’Europe pour s’adapter à la libéralisation des marchés ? ■
SOMMAIRE DU DOSSIER
Retrouvez le dossier dans la revue...
Page 32 : Pourquoi la Commission veut-elle supprimer les quotas ?
Page 34 : Les aides directes vont-elles baisser ?
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