La prévention passe aussi par la prairie

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Le plantain, la chicorée ou le sainfoin pourraient avoir des vertus antiparasitaires permettant ainsi de renforcer le système immunitaire des brebis et limiter le recours aux produits vétérinaires. Crédits : © DR

Faire paître ses brebis sur des prairies conçues pour les alimenter d’une part et les prémunir contre le parasitisme interne est l’idée portée par le projet Fastoche, piloté par l’Institut de l’Élevage. Cette étude s’étend sur trois ans et demi et concerne les petits ruminants laitiers et allaitants. Les prairies testées sont composées de plantes riches en métabolites secondaires bioactifs tels que les tanins condensés. Ces tanins se retrouvent dans le sainfoin, la chicorée ou encore le plantain parmi les espèces végétales les plus intéressantes d’un point de vue nutritionnel et ayant de l’appétence. Ces plantes à tanins ont un effet antiparasitaire qu’il reste à quantifier et évaluer, notamment au cours de leurs différents stades végétatifs.

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Les tanins pour enrayer l’infestation d’une parcelle de pâturage

La consommation de tanins condensés par les petits ruminants, serait susceptible, selon des essais in vitro, de diminuer la charge parasitaire ou de diminuer la fertilité des vers femelles. Dans un cas comme dans l’autre, les tanins pourraient participer à l’enrayement des dynamiques d’infestation parasitaire des parcelles de pâturage. Les « prairies pharmacie », comme on peut parfois l’entendre dire, pourraient alors s’inscrire dans une démarche plus globale de la prévention du parasitisme en élevage ovin et caprin, permettant de renforcer le système immunitaire de ses animaux et de ce fait, faisant diminuer les recours à la médecine chimique.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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