La performance et la transmission de Lyocentre récompensées

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Hubert Desjonquères, PDG de Lyocentre, reçoit le trophée du coach Cantal 2008 des mains du préfet, Paul Mourier. Crédits : © R. S.-A.

“Le Cantal, je n’y suis pas tombé dedans étant petit. J’y suis entré comme on entre en religion. Pour célébrer sa beauté, je serai un ambassadeur enthousiaste. J’allais dire... fanatique !”. Ces paroles, prononcées face à un parterre de chefs d’entreprises et de personnalités (au rang desquelles le préfet, le président du Conseil général et les présidents des chambres consulaires), sont celles d’Hubert Desjonquères. Lundi soir, lors de la cérémonie des vœux à la Chambre de commerce et d’industrie, le PDG des laboratoires Lyocentre a reçu le prix du coach Cantal 2008. Désigné par les autres membres de l’académie des coachs, il voit ainsi la performance de son entreprise récompensée.

Un patron bien entouré

Évidemment, en recevant son prix, le lauréat a tenu à rendre hommage à ceux qui l’ont précédé. Notamment MM. de Lassagne et Bousquet, pharmaciens cantaliens qui ont fondé l’entreprise. Hubert Desjonquères a tenu également à remercier tous ceux qui travaillent dans le laboratoire, demandant à celles et ceux qui étaient présents de se lever pour se faire applaudir. Ce patron n’aime pas le terme d’équipe. “Trop galvaudé”, dit-il. Il supporte encore moins celui de personnel, qu’il associe à l’image d’une sorte de “magma”... Il n’y a selon lui que des personnes qui accompagnent la vie de l’entreprise. Un discours qui a séduit Paul Mourier, préfet du Cantal. “Je remarque combien vous êtes attachés aux autres. L’humanité fait partie de vos traits de caractère”, a souligné le représentant de l’état. Le président de l’assemblée départementale, Vincent Descœur, mettant pour sa part l’accent sur la transmission familiale réussie. Après onze ans passés à la tête des laboratoires Lyocentre, M. Desjonquères a fait valoir ces dernières semaines ses droits à la retraite. Il demeure président du conseil de surveillance, mais ce sont ses fils Jean-Baptiste et surtout l’aîné Stanislas qui ont désormais en charge la destinée de l’entreprise. Hubert Desjonquères se dit fier que ses enfants aient choisi le Cantal et qu’ils aiment cette entreprise à laquelle ils croient. S’ils n’ignorent pas le facteur risque - lié notamment à la mondialisation et aux giga-fusions - leur père le leur a toujours présenté comme un challenge qui fait la richesse du métier. 

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Surmonter le facteur risque

La chance de Lyocentre est sans doute de travailler des matières particulières. Le laboratoire s’est fait une spécialité de la fabrication et du conditionnement de médicaments pour des usages de gastro-entérologie et de gynécologie, conçus à partir de poudre de lait et de fermenteurs. Toute une gamme est déclinée sous les marques Bacilor et Liolactil. Un tiers des activités de l’usine est dédié à la sous-traitance. Un sursaut lié à l’arrivée d’Hubert Desjonquères, après des années où l’activité avait tellement décliné que la survie de l’entreprise était en jeu. 

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