Pour les grandes caves, l´intérêt de méthodes objectives pour mesurer la qualité d´un lot de raisins ou d´un moût est essentiel. Cela permet d´homogénéiser les apports suivant la qualité des lots mais aussi de pratiquer une rémunération différenciée entre les adhérents. Les technologies à base de l´infrarouge ont la capacité d´effectuer ce type de mesures. Leur utilisation permet des analyses très rapides. Ces techniques commencent à être connues dans le milieu viticole. Dans les « pays du Nouveau monde » comme l´Australie, les matériels travaillent dans le proche infrarouge : ils sont simples d´emploi, peu coûteux mais ne peuvent analyser « que » les paramètres classiques : pH, sucre et couleur.
Des appareils qui demandent des perfectionnements
La technologie en moyen infrarouge, connue sous le nom de l´IRTF (infrarouge à transformée de Fourrier) est plus présente en France. Cette dernière méthode est assez lourde d´utilisation, notamment lorsqu´il s´agit d´analyser la vendange (elle nécessite une filtration poussée de l´échantillon) mais est susceptible de mesurer un plus grand nombre de paramètres que la technologie à proche infrarouge. Aujourd´hui, l´IRTF est commercialisé sous différentes marques : Grapscan, Bacchus, Vinytis, Multispec. Si elle reste une méthode exigeante (le personnel doit être qualifié et l´appareil très régulièrement entretenu), elle assure une lecture rapide des principaux paramètres du moût et du vin. Quelques uns de ces paramètres ne sont cependant pas encore bien corrélés avec les analyses officielles. Il s´agit principalement de l´indice de pourriture grise et de pourriture acide.
Pour en savoir plus : voir dossier de Réussir Vigne de Juillet-Août 2003 (nº89) consacré à l´utilisation des techniques infrarouges pour mesurer la qualité de la vendange .
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