Une douzaine de jeunes éleveurs de toute la France ont participé à la session nationale caprine de Jeunes Agriculteurs dans le Maine-et-Loire du 8 au 10 décembre. Avec l’accord interprofessionnel en cours de signature et le décret OP imminent, la contractualisation a été au cœur des débats. « Nous croyons en la création d’OP par bassin avec des sections par entreprise pour préserver la production, la collecte et la transformation sur tous les territoires », rappelle Sylvain Boiron, éleveur dans le Loir-et-Cher et responsable du dossier caprin chez JA.
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L’association Les laitiers du Val de Loire, a témoigné de l’expérience de la filière lait de vache, en insistant sur l’importance de la formation des responsables d’OP. « Nous sommes des paysans, et nous nous retrouvons à négocier des prix face à des responsables de laiteries qui sortent parfois d’écoles de commerce ! » La présence de Diego Candil Escribano, vice-président de la section jeune de l’UPA, en Espagne a permis d’apporter un éclairage européen. « Nous voulons une instance de dialogue européenne plus structurée car aujourd’hui les producteurs servent de variables d’ajustement aux transformateurs, regrette Sylvain Boiron. Quand ils manquent de lait en France, ils vont en chercher en Espagne, et quand il y en a trop, ils arrêtent. Cela déstabilise le marché, ici et là-bas. »