FNSEA « Investir sur l’agriculture, c’est investir pour l’avenir »

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Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA et Yohann Guédon, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine Crédits : © PD
La tournée régionale de la FNSEA à Bordeaux Crédits : © PD

Le 29 septembre à Bordeaux, Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, est venu à la rencontre de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine. Avec les responsables syndicaux, il a évoqué la situation agricole, entre loi d’urgence agricole, plan CASI, PAC, etc. Avec un objectif : rester mobilisés.

Après un été inédit qui laissera des traces durables dans les exploitations, la FNSEA est venue à la rencontre des responsables syndicaux de Nouvelle-Aquitaine le 29 septembre à Bordeaux. En introduction de la rencontre, Yohann Guédon président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine a brossé le tableau de la situation. « Nous faisons face à de nombreuses problématiques : le changement climatique, la hausse des charges … et notre situation de zones intermédiaires accentue les déséquilibres, a résumé le président. Même s’il y a eu des avancées grâce à la loi d’urgence agricole, le plan Casi n’est clairement pas à la hauteur de nos attentes ! Notre revenu est mis à mal. Combien d’entre nous serons encore là demain ? ». L’inquiétude est palpable dans les rangs des responsables syndicaux départementaux. Un sentiment partagé par Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA qui veut toutefois rester positif. « Il est important d’échanger avec vous et de repartir avec de l’espoir, a-t-il souligné. L’objectif, c’est de ne pas laisser les agriculteurs sans solution. À la veille des élections présidentielles, il faut remettre le dossier agricole sur le dessus de la pile. »

Un plan CASI qui laisse l’agriculture sur sa faim

Revenant sur le plan CASI, le secrétaire général de la FNSEA, a rappelé que sur le milliard annoncé, seuls 245 millions d’euros étaient de l’argent frais. La demande d’année blanche a reçu une fin de non-recevoir des banques, l’activation de l’année N en 2027 et la TFNB sont encore en suspens. Bien en dessous du nécessaire pour soutenir les exploitations en difficulté. « Si la France abandonne l’agriculture, elle abandonne sa souveraineté alimentaire, souligne Hervé Lapie. Face au changement climatique toute l’Europe s’adapte, l’Espagne, l’Italie,... Seule la France a des revenus en berne ! Il faut aujourd’hui rester mobilisés, défendre la place de l’agriculture familiale dans les territoires face à nos détracteurs et pour cela, aller chercher des alliés sur ces mêmes territoires. » Des alliés eux aussi confrontés à de nombreuses difficultés : commerçants, artisans, communes,… De nombreuses questions sont mises sur la table par les participants notamment sur l’opposition de la société à de nombreux projets (retenues d’eau, porcherie…) et la PAC à venir. Sur ce dernier point, la priorité est d’aller chercher un budget digne de ce nom. À ce jour, les estimations font état d’une baisse de 13 %. La FNSEA prône également une PAC favorable à la production. Concernant les freins à de nombreux projets agricoles, Hervé Lapie a rappelé que la loi d’urgence agricole instaure notamment la mise en place d’indemnités pour les surcoûts engendrés par les recours multiples des opposants.

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La loi d’urgence agricole en 6 points

Dans le tableau plutôt sombre du contexte actuel, la Loi d’urgence agricole apporte quelques notes positives. Le secrétaire général de la FNSEA a détaillé en quelques points les avancées obtenues, grâce au texte voté cet été. La loi d’urgence agricole met en place des mesures dans six domaines. Le premier concerne la défense du revenu agricole avec pour cela l’interdiction des importations hors Union européenne dans la restauration hors domicile ou encore le soutien à la consommation et aux produits français et la transparence sur l’origine et la qualité. Le second domaine mis en avant est le soutien à l’élevage. Sur le sujet, plusieurs points concernent la prédation avec l’autorisation de lunettes de tir à visée thermique et la reconnaissance des bovins, équins et asins en espèces non protégeables. Des mesures sont aussi prises pour la production durable avec une meilleure identification et sanction des distorsions de concurrence des produits qui ne respecteraient pas les normes françaises. Idem pour la sécurisation des exploitations, point pour lequel il est prévu de durcir les peines pour les dégradations sur le matériel et dans les exploitations. Les deux derniers points à venir prévoient des mesures pour la préservation du foncier et les captages en zones humides.

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