"Il faut transformer l'essai"

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Nuit et jour, ils se sont mobilisés ! Crédits : © FDSEA
Impossible de rentrer d'acceder au parking du magasin en voiture Crédits : © HLP
Des slogans accrocheurs dirigés contre le gouvernement. Crédits : © FDSEA
Accès au GMS bloqué Crédits : © HLP

Après une semaine de forte mobilisation sur le département, FDSEA et JA ont décidé de suivre les consignes nationales, à savoir suspendre le mouvement de grogne, tout en laissant une porte ouverte, en promettant de revenir bloquer les routes si les annonces gouvernementales ne sont pas suivies d'effet. Claude Font président de la FDSEA et Laurine Rousset présidente des JA43 affirment ne rien vouloir lâcher. Ils maintiennent la pression mais avec d'autres moyens.
Le combat syndical, engagé depuis longtemps, pour un revenu correct, pour l'application de la loi Egalim, pour l'arrêt d'une concurrence déloyale, pour une simplification des normes et réglementations environnementales et administratives, pour le respect des hommes et de leur métier, pour la liberté d'entreprendre… se poursuit. Désormais la balle est dans le camp du Gouvernement qui doit concrétiser ses engagements et appliquer les annonces faites par Gabriel Attal Premier Ministre.
En Haute-Loire, les représentants du syndicalisme majoritaire et de la Chambre d'agriculture avaient déjà rencontré le Préfet Yvan Cordier à plusieurs reprises sans réponses, ou sans actions concrètes. La forte mobilisation des agricultrices et agriculteurs altiligériens, la semaine dernière, et en particulier des jeunes, et le bon déroulement de ces actions sans casse, sans heurts, et dans le respect des personnes et des biens, ont montré la détermination du monde agricole à se faire entendre et à aller jusqu'au bout de leurs revendications. Il est temps d'enfoncer le clou et de transformer l'essai.
 

Réunion en Préfecture le 8 février


Le Préfet a donc invité les responsables FDSEA, JA et Chambre d'agriculture ce jeudi 8 février, pour travailler ensemble sur les annonces gouvernementales. Cette rencontre est bien, pour la profession, une réunion de travail. En amont, Claude Font, Laurine Rousset, Yannick Fialip président de la Chambre départementale d’agriculture, et leurs équipes ont travaillé et listé tous les points sur lesquels ils veulent des avancées concrètes et rapides. Ils vont donc présenter leurs doléances au Préfet, point par point, et ils espèrent rédiger une vraie feuille de route pour faire avancer les choses et débloquer tous les points d'achoppements qui dépendent des instances départementales, mais aussi faire remonter les revendications d'ordre national voire européen. Les responsables sont prêts pour cette rencontre, qui en appellera certainement d'autres, et ils communiqueront régulièrement sur chacun de ces dossiers et sur leurs avancées. Même si les actions syndicales sont suspendues, la détermination de la FDSEA et des JA ne faiblit pas. Boostés par cette mobilisation d'envergure, Claude, Laurine et Yannick sont déterminés à se faire entendre.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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