En 2025, les surfaces de vigne bio ont reculé à l’échelle de la France et dans les principaux bassins, d’après les données de l’Agence bio.
Une crise nationale qui s’installe
Qu’il semble loin, le dynamisme des années 2018 à 2021, quand la scène viticole bio gagnait 17 à 24 % de surface par an. En 2025, pour la deuxième année consécutive, le secteur est mal en point. La crise viticole l’ampute de 12 700 hectares, ce qui représente un recul de près de 8 % sur un an, d’après l’Agence bio. Les dégâts étaient moins sévères en 2024, avec une baisse d’environ 6 700 hectares (-3,9 %). La chute est vertigineuse si on zoome sur les surfaces en conversion : près de -36 % sur un an, pour tomber à 14 633 hectares. Les surfaces certifiées baissent de 3 %, à 137 300 hectares.
Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, les plus touchées
Les bassins les plus touchés par cette crise, que l’Agence bio qualifie de « structurelle », sont l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine, première et troisième régions en termes de surfaces. En effet, l’Occitanie encaisse une perte de 11 %, soit -5 904 hectares, pour tomber à 49 368 hectares en 2025. Elle n’a plus que 3 178 domaines, un nombre en baisse de 5 %. La Nouvelle-Aquitaine perd de son côté 5 807 hectares, un nombre d’hectares similaire mais qui représente chez elle une chute de -19 %, à 24 463 hectares. 13 % de ses exploitations ont dû renoncer, leur nombre tombant à 1 624.
Recul en Paca et Aura
Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et Auvergne-Rhône-Alpes (Aura), deuxième et quatrième vignobles bio, perdent chacune 2 % de leurs surfaces. Si le nombre de domaines a augmenté de 1 % en Paca, à 1921, il a reculé de 3 % en Aura, à 1 334.
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Bourgogne Franche-Comté, Grand Est et Corse s’en sortent mieux, avec de légères hausses de respectivement 1 %, 3 % et 1 %. En Grand Est et Corse, le nombre d’exploitations a baissé de 2 %, mais il est stable en Bourgogne.
Des outsiders progressent
Bien que cela ne représente qu’un gain total de 100 hectares, troisterritoires émergents peuvent s’enorgueillir d’un solde plus que positif : l’Île-de-France (+ 19 % de fermes, + 23 % de surfaces), la Normandie (+ 17 % de fermes, + 49 % de surfaces) et la Bretagne (+ 9 % de fermes et + 54 % de surfaces).