3 questions à
Syndicat viticole normand : « Aider les porteurs de projet à bâtir une exploitation viable et durable »
Axelle Piednoël, présidente du syndicat viticole normand, présente les objectifs de la structure.
Pourquoi ce syndicat a-t-il vu le jour ?
A. P. : Le syndicat viticole normand fait suite à la professionnalisation de l’association créée en 2022. Le syndicat est né pour répondre à des besoins non satisfaits pour les professionnels. Lors de l’assemblée générale en février, un projet de restructuration de l’association autour de deux pôles, un patrimonial, associatif et culturel ainsi qu’un pôle professionnel a été soumis au vote mais pas accepté. Avec les membres du conseil d’administration, nous avons alors souhaité créer une structure qui puisse soutenir le développement de la filière normande, être l’intermédiaire avec les différents interlocuteurs que sont le département, la région, les douanes, etc.
Comment est-il structuré ?
A. P. : Le syndicat compte actuellement une trentaine d’adhérents, représentant 85 % de la surface viticole qui était de 63 ha en 2025. Les producteurs sont majoritairement situés en Eure, Seine-Maritime et Calvados et produisent une grande diversité de vins : tranquilles, effervescents, rouges. Des cépages traditionnels comme le chardonnay, le pinot gris et le chenin côtoient des variétés résistantes comme l’artaban.
Le syndicat comprend plusieurs segments : les professionnels, les porteurs de projets que nous souhaitons accompagner en les aidant à élaborer un projet viable et durable, en les soutenant dans leurs démarches administratives, et les professionnels autres que les viticulteurs (cavistes, dégustateurs, etc.).
Quels sont vos principaux objectifs ?
A. P. : Dans l’immédiat, nous organisons notre première journée technique le 11 juin, afin que les différents porteurs de projets, fournisseurs de la filière, professionnels du monde du vin et vignerons puissent se rencontrer. Une cinquantaine de personnes est attendue.
Ensuite, nous travaillons avec un laboratoire afin de développer une offre œnologique locale. Et nous essayons de mettre en place un maillage d’accompagnement et conseil œnologique. La question d’une IGP normande, autre que l’IGP vins du calvados, est aussi en discussion, afin de pouvoir écrire « vin de normandie » sur les étiquettes. Le but est aussi, par ce biais, d’encadrer les pratiques en indiquant ce qui fonctionne dans la région pour produire de bons vins.