Génétique : la race parthenaise investit la Mayenne pour son concours national
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À l'occasion de la traditionnelle fête de la Madeleine, qui s’est tenue du 19 au 22 juillet 2024, la race parthenaise était à l’honneur. Pour son national, près de 200 animaux élites, issus de 38 élevages et 10 départements, ont foulé le ring pour le plus grand plaisir du public mayennais.
« J’annonçais, l’an dernier, un peu frileux, un effectif espéré de 200 animaux au concours. Le pari est réussi puisque plus de 230 animaux ont été finalement inscrits, en provenance de 38 élevages », félicite Lylian Babin, éleveur dans les Deux-Sèvres et président de l’OS France Parthenaise. Du fait de la distance et de la date retenue, assez inhabituelle pour un national de la race, ce dernier craignait en effet un taux de participation plus faible des éleveurs.
Malgré le retard dans les moissons, qui a ajouté une difficulté supplémentaire, les éleveurs sont restés pleinement mobilisés pour venir exposer leurs plus beaux spécimens.
Les deux juges, Dominique Bourasseau (Vendée) et Antoine Babin (Deux-Sèvres), qui ont officié durant les deux jours de compétition, ont eu bien du mal à départager les candidats. « Plus les années passent, plus les lots sont homogènes dans leur contenu et dans leur préparation », évoquent-ils, soulignant un « professionnalisme spectaculaire ».
Les éleveurs sélectionneurs des Deux-Sèvres venus en nombre, - ils représentaient 13 élevages sur 38 participants au total - ont raflé de nombreux prix. Mention spéciale à Élie Marquois, basé à Scillé, qui a reçu cinq plaques pour deux animaux présentés (premiers prix de section, prix de championnat jeune mâle, grand prix jeunes mâles espoir, prix de descendance IA mâle et femelle). Le jeune éleveur, installé depuis quatre ans en individuel à la suite de son père (60 vêlages), fêtait sa première participation.
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« Nous sommes fiers de tenir cet évènement dans l’une des régions où la race parthenaise s’inscrit dans une dynamique positive », appuie encore Lylian Babin. D’après le président de l’OS, si les effectifs tendent à se stabiliser au sein du berceau et dans le bassin historique du Nord, ils se développent ailleurs en France : « dans les départements proches (Mayenne, Orne, Sarthe) mais aussi en Bretagne, dans le Sud-Ouest ou encore en région Bourgogne Franche-Comté », décrit Grégory Pénière, le directeur de France Parthenaise. Aujourd’hui, la race compte 56 000 animaux, répartis dans 73 départements au niveau national. « Depuis quatre à cinq ans, on observe une croissance des effectifs de l’ordre de 5 % chaque année, ce qui nous a obligés à revoir complètement notre mode de fonctionnement en interne », reprend-il.
Pour répondre aux besoins des éleveurs inscrits - ceux en base de sélection et ceux adhérents à la CPB - l’organisme de sélection a doublé son équipe de terrain. « Avec la nouvelle réglementation européenne, nous passons d’un noyau historique de 250 adhérents à un potentiel de 850 éleveurs, soulève Grégory Pénière. C’est une belle opportunité à saisir, pour multiplier les échanges et élargir notre vision pour l’avenir de la race ».
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