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Fusariose du blé : « Je ne néglige aucun levier pour limiter au maximum les risques »

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Florent Gimonnet, agriculteur dans la Marne, "Je réalise un traitement fongicide très tôt le matin pour profiter de la rosée qui permet au produit de bien englober l’épi." Crédits : © F. Gimonnet

« Pour limiter le risque de fusariose dans mes blés, j’actionne différents leviers : labour, semis de variétés moins sensibles et application d’un fongicide spécifique selon la pression de la maladie. J’observe aussi chaque parcelle et chaque variété semée. Je surveille de près les stades pour intervenir avec un fongicide au bon moment, dès l’ouverture des glumelles et la sortie des premières étamines.

Lorsque c’est nécessaire, j’applique 0,7 l/ha de Prosaro, à base de tébuconazole et de prothioconazole, à un volume de bouillie de 174 l/ha. En conditions humides, faire l’impasse d’un traitement, c’est s’exposer à un risque important de pertes de quintaux car nous réalisons le bénéfice de la culture sur les derniers quintaux produits. Pour optimiser les conditions au moment de la pulvérisation, je me fie à ma station météo embarquée qui mesure la température, l’hygrométrie et la vitesse du vent.

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J’interviens très tôt le matin pour profiter de la rosée qui permet au produit de bien englober l’épi. Avec les restrictions d’utilisation de matières actives, je pense qu’il va falloir être encore plus vigilant sur le choix variétal, le stade d’application du fongicide et la combinaison des différents leviers. »

Exploitation : 237 hectares de grandes cultures dont 110 ha de blé, 45 ha de maïs, escourgeon et colza.
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