Faire progresser son troupeau grâce à la sélection

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L'indexation génétique peut être utilisée au quotidien pour le tri des animaux ou pour vérifier les bonnes conditions de conduite du troupeau. Crédits : © J. Cavallo

L’aspect économique est parfois un frein pour se lancer dans la sélection génétique. Pourtant, en complément de la maîtrise de l’alimentation, du système de reproduction et de la gestion sanitaire, travailler sur la génétique de son troupeau offre de réelles possibilités d’améliorer les performances techniques.

Lorsqu’un éleveur s’engage dans un programme de sélection, il adhère à un organisme de sélection et à un organisme de contrôle de performance. À cela s’ajoutent des frais qui peuvent varier en fonction des choix de l’éleveur (nombre d’agnelles qualifiées, nombre de biopsies réalisées…). Par exemple, pour un éleveur de 350 brebis avec deux périodes d’agnelages, adhérent à l’OS Rose et pratiquant le contrôle de performance en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il faut compter a minima 560 euros par an.

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Bénéfices à court et moyen terme

Être sélectionneur c’est avoir accès aux meilleurs animaux reproducteurs de sa race, particulièrement pour les béliers. Un bélier sélectionné impacte un troupeau dès le premier agnelage. Cela permet d’améliorer les résultats d’abattage : des poids carcasses supérieurs et de meilleures conformations en une durée d’engraissement réduite. Mais aussi d’améliorer la qualité des agnelles de renouvellement. Ainsi, l’ensemble des performances du cheptel progresse.

Via le contrôle de performances, l’éleveur a accès à des indicateurs précis (index) pour chaque individu du troupeau démontrant leurs performances génétiques. Ces index peuvent être utilisés au quotidien pour le tri des animaux (gestion des improductives, aide pour choisir les agnelles de renouvellement) ou pour vérifier les bonnes conditions de conduite du troupeau ce qui au final, fait économiser de l’argent.

Vous pouvez retrouver le témoignage d’éleveurs et de techniciens en lien avec la sélection sur le site de la Maison régionale de l’élevage : https://mrepaca.fr/films-videos/
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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