Faire perdurer durablement l’AOP picodon

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Des associations fourragères sont testées sur la ferme expérimentale caprine du Pradel, avec des conditions particulièrement sèches cette année. Crédits : © C. Boyer/idele
Des associations fourragères sont testées sur la ferme expérimentale caprine du Pradel, avec des conditions particulièrement sèches cette année. Crédits : © C. Boyer/idele

Le projet ADAoPT a démarré le 1er janvier 2022 pour trois ans et demi. Il se base sur la participation de six territoires et a quatre objectifs principaux. Le premier est d’organiser une réflexion prospective pour identifier les effets du changement climatique sur l’état des ressources naturelles et la filière, pour mettre en débat les leviers à développer et les scénarios d’évolution possibles. Le second est de tester, grâce à l’expérimentation, les conséquences organoleptiques, économiques et environnementales de l’adoption de certains leviers. Bien sûr, ce travail doit s’accompagner d’actions pour faciliter l’acceptation des leviers par les producteurs, transformateurs, consommateurs et utilisateurs du territoire. Enfin, il doit établir des recommandations pour appuyer les organismes de défense et de gestion dans la mise en place de leur stratégie d’adaptation au changement climatique à moyen et long terme.

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Associations fourragères adaptées

Deux AOP caprines font partie des six territoires pilotes : valençay et picodon. Pour ce dernier, l’objectif est d’identifier les leviers d’adaptation au changement climatique, afin de faire perdurer durablement et collectivement l’AOP. Le projet comprend des expérimentations sur la ferme expérimentale caprine du Pradel (Ardèche) pour déterminer les associations fourragères les plus adaptées au changement climatique pour la zone AOP picodon (chicorée-trèfle, plantain-trèfle, luzerne) et pour qualifier l’incidence de la modification de la ration sur la qualité du fromage.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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