Selon de récents résultats d’essais (1) sur trois espèces étudiées (érable champêtre, peuplier noir et noisetier), la teneur en matières azotées totales des feuilles est équivalente à celle d’un bon foin (140 grammes par kilo de matière sèche).
« Un complément de la ration de brebis à faibles besoins »
De plus, ces teneurs sont relativement stables jusqu’à la fin de l’été. La consommation quotidienne est de l’ordre de 500 grammes de matière sèche par brebis. L’économie de foin est évaluée à 50 % par les éleveurs.
Les quantités de branches et feuilles sont coupées « à vue d’œil » pour la ration de la journée. La coupe est réalisée avec un retour sur les arbres tous les trois à cinq ans.
Une coupe après le 16 août
Le temps de travail est considéré par les éleveurs comme un des principaux inconvénients de l’affouragement en feuilles. Une heure par jour à deux personnes est en effet nécessaire chaque jour. D’autre part, ce travail est plutôt physique et nécessite de prendre des précautions en matière de sécurité.
Dans le cadre de la PAC [politique agricole commune], la taille des haies, arbres et bosquets est interdite entre le 16 mars et 15 août. L’affouragement n’est donc possible qu’à partir du 16 août. En revanche, le prélèvement direct sur les haies de feuilles et de jeunes rameaux par les animaux pour leur alimentation n’est pas réglementé. »
Pour en savoir plus, une fiche est à votre disposition sur ciirpo.idele.fr : « La feuille : un complément de la ration estivale des brebis ». D’autres sont à venir.
(1) Projet Climagrof 2 financé par le Fonds national d’aménagement et de développement du territoire, l’agence nationale de cohésion des territoires, la région Nouvelle-Aquitaine et piloté par le Ciirpo.