Réservé aux abonnés

Morgane Jan et Thomas Quelen, éleveurs d’une centaine de brebis lacaune dans le Finistère Des lettres pour identifier rapidement brebis et agneaux

- - 3 min
Pour faciliter le dialogue entre les deux éleveurs au moment de l'agnelage, chaque brebis reçoit un marquage différent. Crédits : © A. Debacq

Au Gaec Les Brebis d’Iroise, dans le Finistère, un marquage simple avec des lettres et couleurs permet à Morgane Jan et à Thomas Quelen d’identifier rapidement les mères et leurs petits à l’agnelage.

« Pour faciliter le suivi des naissances, nous avons mis en place un système simple : chaque brebis et ses petits reçoivent une lettre et une couleur. Une fois l’alphabet bouclé, une nouvelle couleur est attribuée en repartant de la lettre A. C’est un moyen rapide et visuel d’identifier qui est à qui et de mieux communiquer entre nous.

 

 
<em class="placeholder">Les brebis ont le dos tagué.</em>
Suivant l’ordre des naissances, chaque brebis et ses agneaux sont marqués d’une lettre de l’alphabet sur le dos. © A. Debacq

Les trois premiers jours, brebis et agneaux restent en cases individuelles avant de rejoindre des groupes plus grands. Le marquage nous permet alors d’identifier d’un rapide coup d’œil les duos ou trios mère-petit(s).

À partir de trois semaines, les agneaux sont séparés des mères la nuit pour permettre la traite des brebis. Pour évaluer rapidement la quantité de lait pouvant être prélevée, nous ajoutons à la bombe à marquer un point par agneau sur l’arrière-train des mères. Si une brebis a une portée double, nous la trayons moins, sauf si elle produit beaucoup de lait. En revanche, si elle n’a qu’un seul agneau, nous savons qu’elle peut être traite davantage.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Un suivi rigoureux pour limiter la mortalité

Un suivi précis des mises bas, grâce à un carnet d’agnelage et un tableau de bord, nous permet d’anticiper les soins et de mieux maîtriser la mortalité. En 2024, sur 160 naissances, nous avons enregistré 16 pertes, dont cinq agneaux mort-nés.

 

 
<em class="placeholder">Un tableau sur lequel les instructions sont notées.</em>
Un mémo, où les lettres servent à repérer les brebis et agneaux, aide à se souvenir des actes à réaliser. © A. Debacq

Nous notons les actes à réaliser sur un tableau et les mères ainsi que les agneaux y sont identifiés par les fameuses lettres. Par exemple, pour les agneaux, il faut prévoir la pose de l’élastique à J + 2 et l’administration de 5 millilitres de vinaigre à J + 3 pour stimuler l’immunité et prévenir les coccidioses.

Pour les brebis, nous notons aussi si elles ont bien délivré. Si ce n’est pas inscrit, c’est que cela n’a pas été observé, et si une brebis montre des signes de faiblesse, cela nous met sur la piste : l’absence de délivrance pourrait en être la cause. »

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires