Des actions plus efficaces pour contrer la grippe aviaire

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Les filières foie gras et volailles se disposent à éviter une nouvelle grippe aviaire Crédits : © Réussir

Les filières du foie gras et des volailles de chair travaillent sur des accords interprofessionnels consistant à réduire préventivement les densités d’élevage dans certaines zones à risque de grippe aviaire, a-t-on appris jeudi soir lors d’un « brief off » sur la lutte contre l’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). La filière et les opérateurs du foie gras dans le sud-ouest sont les plus avancés, qui ont identifié 68 communes où doit être expérimentée dès cet automne la réduction du nombre de lots de canards à foie gras. Cette mesure tient compte de la pénurie en canetons mulards découlant du récent épisode de grippe aviaire en Vendée. La pénurie est estimée entre 30 et 35 % dans certaines zones, a-t-il été rappelé. Elle pourrait être partiellement compensée par la mise en place de canetons femelles (seuls les mâles sont élevés pour le foie gras normalement), dans la mesure où les expériences réalisées « donnent des résultats plutôt favorables », a-t-on appris.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé un dispositif d’indemnisations inédit en faveur des éleveurs, allant bien au-delà de la période de vide sanitaire. Son intention est de « redonner confiance ». En concertation avec les professionnels, des « fiches actions » ont été élaborées. La prévention et la réactivité tiendront une place essentielle dans la lutte contre les contaminations et la diffusion du virus. Des failles dans la mise en œuvre de la feuille de route de 2021, révélées par l’Anses, seront comblées, notamment grâce à des autocontrôles réguliers en élevage et des audits, et grâce à un suivi rigoureux des mouvements d’animaux.

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Attendre encore pour vacciner

La vaccination des palmipèdes a été évoquée lors du « brief off ». Expérimentée actuellement, elle nécessite avant d’être appliquée une expertise de l’Anses, un accord européen, un accord international et des négociations avec les pays tiers importateurs. Elle n’est pas envisageable avant l’été 2023, dans le meilleur des cas.  

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