Réservé aux abonnés

De l’herbe de qualité tout l’été

- - 2 min
Dans une association graminée-légumineuse, il y aura toujours une espèce qui profitera des conditions climatiques du moment. Crédits : © E. Skowron
Une production d’herbe estivale amoindrie dans un futur proche. Crédits : © RedCap
Propositions de mélanges prairiaux pour deux types de sol Crédits : © RedCap

Le changement climatique exerce une pression sur les systèmes agricoles, avec des sécheresses estivales de plus en plus fréquentes et intenses. Pour les éleveurs caprins, cette réalité impose une adaptation rapide du système herbager.

La gestion des prairies est primordiale pour ne pas subir les sécheresses estivales et garantir une bonne repousse de l’herbe à l’automne. Le choix judicieux des espèces et des variétés de plantes, les techniques de semis et la gestion du chargement pastoral se révèlent essentiels pour assurer une production fourragère toute l’année. « La luzerne est le premier levier auquel il faut penser, assure Jérémie Jost de l’Institut de l’élevage. Elle résiste bien à la chaleur et à la sécheresse tout en enrichissant le sol en azote. »

Cette culture n’est possible que sur les parcelles non hydromorphes et dont le pH est compris entre 6,5 et 7,5. D’autres plantes fourragères telles que le sorgho ou le colza peuvent également être envisagées pour leur résilience.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

irrigation
Suivi
Suivre

Combiner pour persister

En outre, les prairies multiespèces offrent une diversité végétale adaptée aux fluctuations de température et de disponibilité en eau. L’association graminée-légumineuse est particulièrement intéressante. L’Inrae mène des expérimentations portant sur les cultures tropicales ainsi que sur diverses combinaisons de luzerne. « L’irrigation permet de gagner du temps, mais n’est pas une solution miracle s’il fait vraiment chaud », estime Jérémie Jost. Une bonne conduite des prairies est indissociable d’une gestion fine du stock fourrager. Les méthodes comme l’enrubannage, l’ensilage d’herbe ou le foin ventilé permettent ainsi de profiter des coupes de plus en plus précoces au printemps.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires