Alors que l’année 2019 aura été globalement positive pour la filière du food service français (bonne activité touristique, météo favorable, développement de la livraison à domicile…), 2020 sera marquée par la crise du Covid-19.
Entre janvier et fin mars, la restauration a vu son chiffre d’affaires s’effondrer : -1 % en janvier, -4 % en février, -15 % entre le 1er et 15 mars, -74 % entre le 15 et le 30 mars. Au total, le bilan du premier trimestre s’établit à -16 %, selon la première édition de la Revue Stratégique dédiée aux conséquences du coronavirus sur le secteur du food service, publiée mi-avril par le cabinet conseil Food Service Vision. Cette étude prospective sera régulièrement actualisée dans les prochains mois.
Activité inégale selon les secteurs
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La baisse d’activité depuis le confinement est inégale selon les secteurs de la restauration : quasi-stabilité pour la restauration collective ; -30 à 50 % pour les commerces de proximité ; -70 à 85 % pour la restauration rapide et l’hôtellerie ; -90 à 100 % pour la restauration à table, scolaire et d’entreprise. La livraison, seul canal encore actif dans la restauration commerciale, fait preuve d’une résistance relative. L’arrêt quasi-total de la restauration hors-domicile provoque un report forcé de la consommation vers la GMS.
De nouveaux enjeux pour la reprise
A début avril, Food Service Vision estime de 430 millions de repas ont été perdus pour une perte de chiffre d’affaires de 3,5 Md€ pour la restauration et de 1,1 Md€ pour les fournisseurs.
Alors, quels scénarios pour le redémarrage de la restauration ? « Les décisions politiques de déconfinement, la confiance des consommateurs, le pouvoir d’achat disponible et la dynamique des opérateurs conditionneront la reprise, analyse le cabinet conseil. A cela, il faudra prendre en compte les nouveaux enjeux : un intérêt croissant pour l’offre de circuit court, répondant à des normes d’hygiène plus strictes, et pour le sans-contact, l’importance du plaisir, de la convivialité et de la sécurité dans l’expérience consommateur, et une nouvelle équation à résoudre en matière de rapport qualité/prix face à une potentielle baisse du pouvoir d’achat dans les mois à venir. »