La Roumanie et la Slovaquie, soutenus par trois autres membres de l'Union européenne, ont ouvert le débat lundi 22 juin sur la réduction de la protection de l’ours brun, réclamant un déclassement similaire à celui du loup.
Les ourssont « des superprédateurs » d'après la Roumanie et la Slovaquie. Ces deux pays membres de l'Union européenne, soutenus par la Croatie, la République tchèque et la Finlande, estiment que « l’espèce nécessite une gestion efficace et urgente ». Ils réclament d’assouplir la protection de l’ours brun en Union européenne. Cette proposition a été discutée lundi 22 juin à Luxembourg, lors d’une réunion des ministres de l’Agriculture.
Elle intervient alors que le loupa été déclassé d’espèce « strictement protégée » à « protégée » en 2025. Les cinq pays européens demandent une « approche similaire » pour l’ours brun, pour « garantir un niveau raisonnable et équilibré de risque social et économique ». La ministre finlandaise de l’agriculture, Sari Essayah, a souligné l’urgence de la situation : « Notre population d’ours atteint près de 2 600 individus. A l’heure actuelle, cela représente aussi une menace pour les humains. Nous devons recourir à la chasse préventive. »1
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En France, un arrêté en consultation sur l’effarouchement de l’ours brun
La France ne s’est pour l’instant pas exprimée sur le sujet du déclassement de l’ours brun. Un arrêté est actuellement en consultation publique sur la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées. S’il est pris, il permettrait à des intervenants extérieurs à l’OFB de réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, pour prévenir les dommages sur les troupeaux.