« C’est une solution économique et adaptée à notre site »

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Julia Vuattoux, chambre d'agriculture de l'Orne. Crédits : © DR
L'ouverture sur les quatre côtés, des translucides sur 10 % de la surface de la toiture et quatre spots à iodures de 400 w posés à chaque extrémités (150 euros/spot) assurent l'éclairage. Quatre néons installés au-dessus de chaque couloir d'alimentation facilitent l'identification des vaches aux cornadis. Crédits : © F. Mechekour
Vue côté Est (silo). Le site protège la stabulation des vents par un silo côté Est, la salle de traite côté Nord mais aussi des talus et des haies sur les deux autres façades. Crédits : © F. Mechekour
Côté ouest, la construction en cours de réalisation d'une fumière de 720 m2 dans le prolongement de la stabulation autorise des évolutions à moindre coût en cas de croît de cheptel. Et il reste 144 m2 de casquette pour stocker de la paille. Crédits : © F. Mechekour
La charpente a été livrée en kit. Les fermes sont en métal et les pannes en sapin. Crédits : © F. Mechekour
Cyril Fiault. « Notre troupeau a déjà passé trois hivers sans aucun souci, et les vaches fréquentent toutes les logettes sans préférence. » Crédits : © F. Mechekour

Un budget de 150 000 euros pour loger et traire jusqu’à 150 vaches. Tel était le cahier des charges que s’étaient fixé les deux frères en 2012. Pas question de construire « une cathédrale » d’autant que leur système est basé sur la valorisation maximale du pâturage. D’où l’idée de construire un bâtiment totalement ouvert. Un pari plutôt audacieux pour un élevage situé à Torchamp, une commune du bocage ornais. Mais le site s’y prête bien. « Nous avons joué sur le relief du site. La stabulation a été construite dans un creux. Elle est protégée des vents par un silo, la salle de traite, des talus ou des haies », souligne Cyril Fiault. Pour rester dans les clous en termes de coûts, seule la couverture a été réalisée par une entreprise. Et le raclage avec rabot attelé à un tracteur d’occasion a été préféré aux racleurs automatiques. Bien ventilé et lumineux, le bâtiment (36 m de large dont 30 m à l’intérieur, et 42 m de long, hors fumière) se compose de deux stabulations reliées entre elles par la rangée centrale de poteaux métalliques. "Les vaches fréquentent toutes les logettes sans préférence", précise Cyril Fiault.

Pas de problème de gel avec les abreuvoirs

Quatre abreuvoirs à niveau constant ont été installés à chaque angle. « Il n’y a eu aucun problème de gel », indique Cyril Fiault. Aucune nuisance non plus du côté des oiseaux. Au final, les 130 vaches à 7200 kg (80 Prim’Holstein et 20 % de croisées) apprécient ce nouveau bâtiment. Les éleveurs sont d’autant plus satisfaits que les performances du troupeau notamment sur le plan sanitaire sont au rendez-vous (lire l’avis d’expert). Seul petit regret : "côté Sud, la casquette est un peu trop courte (3 m) pour bien protéger le couloir d’alimentation contre la pluie. 4,50 m, aurait été idéal".

Coût du bâtiment avec la salle de traite

210 000 euros de coût total

En 2013 :

• 150 000 euros ?????? dont 50 000 euros de subventions

• 62 000 euros de charpente

• 45 000 euros de cornadis (126 places), béton, électricité, barrière…

• 43 000 euros pour la salle de traite (2 x 10 TPA d’occasion, identification électronique…)

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En 2015 :

• 30 000 euros de charpente pour fumière

• 9 000 euros de tubulaires et 151 logettes

• 7000 euros de béton

• 14 000 euros pour le compteur à lait d’occasion

« Ce choix tient ses promesses »

"Le Gaec a fait le choix d’un système d’exploitation simple, efficace, et le plus autonome possible. Cet objectif a donc orienté l’ensemble de leurs choix y compris les investissements. Le bâtiment est à l’image de ce mode de fonctionnement. Il offre un toit aux vaches pour l’hiver ainsi que le confort des logettes (béton et paille) pour le couchage. Mais les associés misent avant tout sur une optimisation de la pâture et écourtent au maximum la durée de présence dans le bâtiment. Ce dernier semble avoir un impact assez neutre dans l’évolution plutôt positive des résultats sanitaires. Les frais vétérinaires ont diminué de 3€/1000l en moyenne entre 2011 et 2015 (de 17 à 14 euros/1000 l). On constate cependant un effet très bénéfique des logettes sur la maîtrise de la qualité du lait, puisque le taux cellulaire est maintenu depuis janvier à 196 000 cellules. La simplicité de cette infrastructure ne semble pas non plus être antagoniste avec l’efficacité économique du Gaec. Le choix d’un investissement peu coûteux et efficace semble donc tenir ses promesses."

Julia Vuattoux, chambre d'agriculture de l'Orne

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