Le gouvernement ajoute un élément aux mesures déployées face à la crisede la filière vin, après la distillation et le plan d'arrachage bordelais. Une enveloppe de 20 millions d’euros va être mobilisée « pour déployer, dès à présent, un fonds d’urgence afin d’accompagner les viticulteurs les plus en difficultés de trésorerie, notamment dans le Sud-Ouest », indique le communiqué signé par les ministères de l’Agriculture et des Comptes publics et publié le 9 novembre 2023.
Le document justifie la mesure par le « maintien d’une situation économique particulièrement dégradée dans certains bassins de production » notamment ceux fortement touchés par le mildiou.
Ce soutien, défendu notamment par Jean-René Cazeneuve, rapporteur général du budget et député du Gers, s’est matérialisé par un amendement au projet de loi de finances en fin de gestion 2023, adopté le 8 novembre. Il rentrera dans le régime de minimis agricole.
Le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave avait donné un avis favorable à l'amendement. « Le mildiou touche régulièrement nos vignobles. Il n'est pas couvert par l'indemnité assurance récolte, ni par le fonds national agricole de mutualisation. On est face à ce qu'on peut appeler un trou dans la raquette », a reconnu le ministre, cité par Agra presse.
S'attaquer aux mesures structurelles
A côté des mesures conjoncturelles, le gouvernement parle aussi du « niveau structurel » nécessaire à intégrer compte-tenu de "la multiplicité des difficultés que traverse cette filière"."La réflexion devra porter en synergie sur des outils d’intervention articulés avec la stratégie prospective en cours d’élaboration par la filière à même de redresser la situation sur le long terme », conclut-il. Un plan de filière est attendu d'ici la fin de l'année.