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L'abattoir comunautaire, un outil performant

L'abattoir de Polignac géré par la Communauté d'Agglomération du Puy en Velay, est un outil exemplaire pour renforcer les filières locales. Lundi 22 janvier, Laurent Wauquiez a visité les installations en insistant sur la nécessité d'avoir un outil d'abattage moderne et fonctionnel afin de privilégier les circuits courts et conforter les filières locales.

Lundi matin, Laurent Wauquiez a visité l’abattoir communautaire situé à Polignac. Accompagné de M. Gros, maire de Saint-Vidal et élu de la Communauté d’agglomération du Puy en charge de l’abattoir, Laurent Wauquiez a insisté sur la nécessité d’avoir un outil d’abattage moderne et fonctionnel afin de préviligier les circuits courts et conforter les filières locales. Le maire du Puy a ajouté que la Communauté d’Agglomération voulait continuer d’être le relais du monde agricole et ne surtout pas perdre ses racines agricoles.

Assurer l’approvisionnement

Jacques Breysse, directeur d’exploitation, a guidé la visite des locaux ouverts depuis mars 2007. Il a indiqué que cet abattoir public poly-espèces réalise un tonnage annuel équivalent carcasse de 3300 t, en légère hausse par rapport aux objectifs prévisionnels de rentabilité de 3000 t/an. Il a ajouté que l’abattoir consituait le lien indispensable entre l’amont et l’aval de la filière.
Sur ce point, le directeur  est attentif à la situation économique des éleveurs afin d’avoir une vision sur l’évolution de l’approvisionnement. «Ces 2 dernières années, on observe une hausse sensible du volume de porcs abattus par rapport à celui des bovins. Pour comparaison, en Lozère, l’abattoir de Langogne connait des difficultés d’approvisionnement suite à la quasi disparition de la production porcine en  Lozère».
Jacques Breysse a pris pour exemple la marque «Porc de Haute-Loire» qui, sans provoquer une hausse de la production, permet de conforter la filière locale. «C’est pour nous essentiel de veiller au maintien des volumes.» S’il est satisfait de constater que la filière porcine départementale travaille pour assurer sa perennité, il note une diminution du nombre de veaux abattus. «C’est une production technique qui demande beaucoup de main d’oeuvre. J’espère que les producteurs ne vont pas s’en détourner.»
Au cours de la visite, Laurent Wauquiez a insisté sur les aménagements réalisés qui classe l’abattoir comme un modèle du genre concernant la traçabilité et les normes de bien-être animal.

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