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Ovins
La fête de l'Aïd approche, la réglementation sur les transports d’animaux se renforce

Il est coutume lors de la fête musulmane Aïd el-Adha, ou Aïd el-Kebir, de sacrifier un mouton, une chèvre ou un agneau. Toutefois, les règles sanitaires et de protection animale s'appliquent. Un arrêté prefectoral contraint le transport des animaux dans le Puy-de-Dôme jusqu'au 22 juin.

Mélodie Comte

La fête de l'Aïd el-Adha débutera autour du 6 juin 2025 (la date réelle sera fixée fin mai par les autorités musulmanes internationales) et se déroulera pendant 3 jours. Elle commémore pour les musulmans, le sacrifice d’Isaac par son père, Abraham, afin d’obéir à Dieu. Alors qu’Abraham s’apprête à tuer son fils, un ange remplace le corps de l’enfant par celui d’un bélier. Ce récit est relaté dans le Coran et dans l’Ancien Testament. C’est en souvenir de ce sacrifice que les musulmans pratiquent un abattage rituel de mouton, de chèvre ou d’agneau.

La célébration n'est pas pour autant dispensée de respecter la réglementation française. « Les viandes issues de carcasses non-inspectées par les agents de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) peuvent entraîner des risques graves pour les personnes qui les consomment (présence de parasites ou de germes dangereux pour la santé) » rappelle la Préfecture du Puy-de-Dôme dans un communiqué de presse.

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Par ailleurs, pour les moutons de douze mois et plus, le retrait du crâne (moelle épinière, y compris l’encéphale et les yeux) doit obligatoirement être effectué en abattoir. La réalisation de tout sacrifice d’animaux en dehors d’un abattoir agréé est passible d’une amende de 15.000 € et de 6 mois d’emprisonnement. Il est également interdit de mettre à disposition des locaux, terrains, installations, matériels ou équipements en vue de procéder à un abattage rituel en dehors d’un abattoir agréé. Auquel cas, le prévenu s'expose à une contravention de 750€.

Il est interdit de mettre à disposition des locaux, terrains, installations, matériels ou équipements en vue de procéder à un abattage rituel en dehors d’un abattoir agréé.

Un arrêté préfectoral encadre le transport d'animaux pour éviter les abattages clandestins

Le Préfet du Puy-de-Dôme a pris un arrêté interdisant la détention et le transport d'ovins par toute personne non déclarée à l'Établissement Départemental de l'Élevage (EDE) ou ne bénéficiant pas d'un agrément de transporteur d'animaux vivants. Cette interdiction s'applique jusqu'au 22 juin 2025 inclus. Elle ne concerne pas les ovins, bovins ou caprins conduits pour un rendez-vous chez un vétérinaire.

Pour les éleveurs déclarés à l'EDE et pouvant réaliser les transports d’animaux en direction des abattoirs notamment, il est rappelé que toutes les dispositions doivent être prises pour que les risques de blessures et de souffrance durant ces transports soient limités. Sauf en cas de nécessité absolue, les animaux ne doivent pas être entravés. Le non-respect de ces prescriptions est passible d’une contravention de 750 € par animal et par infraction.

M.C d'après communiqué

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