Aller au contenu principal

Porcs
Il ne nous restera plus que la couenne !

Les cours sont toujours en baisse et les charges ne cessent d’augmenter… il y a urgence !

Lors de la rencontre.
Lors de la rencontre.
© D.R.

Suite aux annonces faites par le Ministère de l’agriculture de deux dispositifs d’accompagnement (une mesure d’aide publique avec la mise en place d’un FAC et de prêts de consolidations ainsi qu’une opération « avance remboursable de trésorerie »), la Section Porcine de la FDSEA a rencontré le lundi 4 février dernier Didier Kholler, Directeur de la DDAF, afin de faire le point sur ces mesures mais aussi de demander à l’administration d’aller vite !

Après la satisfaction des annonces faites par le Ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, l’heure était au scepticisme car en regardant de plus près, les critères principaux d’éligibilité pour le FAC et le prêt de consolidation ne sont pas adaptés à notre département.

En effet, le taux d’endettement minimum est de 85 % alors que dans les exploitations creusoises, le taux moyen s’élève entre 30 et 35 % de moyenne. « Aucun producteur de porcs ne peut être éligible à cette aide, elle est faite pour les Bretons et non pour les producteurs de notre région» souligne Jacques Tourret, Président de la Section Porcine de la FDSEA.

Aussi, l’ensemble de la délégation a demandé une révision des critères d’éligibilité afin que tous les producteurs de porcs creusois puissent être bénéficiaires de cette mesure. De plus, « nous demandons de vraies mesures d’accompagnement avec une aide directe car nous perdons entre 30 Euros et 45 Euros par porc sans compter l’explosion des coûts d’exploitation…. Pour le gouvernement, nous ne sommes bons qu’à emprunter et à rembourser » souligne un producteur participant à la rencontre. « Si le gouvernement ne fait pas plus d’efforts, beaucoup d’éleveurs de porcs de notre région vont se spécialiser en production bovine car aujourd’hui nous travaillons à perte… c’est dommage car il y n’a pas si longtemps on nous poussait à diversifier notre production » souligne Thierry Dauger, producteur de porcs à Jouillat.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière